Souvent
dans l'Education Nationale on a pris
l'habitude de baptiser "formateur" toute
personne à qui on demande d'animer
un groupe sur un sujet quelconque, ou
d'organiser une formation
particulière pour des
enseignants. Dans ce cas
on agit en fonction de certaines règles
implicites qu'on pourrait énoncer de la
façon suivante: -il
n'y a pas de différences
importantes entre "faire la classe" et
animer un groupe d'adultes. -l'important
dans la formation demandée n'est
pas l'animation du groupe d'adultes ni la
méthodologie de la transmission des
connaissances à apporter, mais le
contenu à
"enseigner". - le
modèle de transmission de
connaissances pour les adultes (un
professeur qui enseigne à des
élèves, ou un formateur qui
"enseigne" à des adultes) est le
même. On comprend alors
qu'il n'y ait pas besoin de formation
particulière pour devenir formateur, il
suffit de choisir de "bons enseignants". Pour ma part,
je pense, à la suite de tous les travaux sur
la formation d'adultes, et de mes propres
expériences, que ces principes ne
fonctionnent pas et que cela explique souvent un
"rendement" bien faible de la formation continue ou
initiale des enseignants. C'est
dans la mesure où on introduira de
nouveaux modèles de transmission de
connaissances plus complexes auprès
des enseignants qu'ils pourront
eux-mêmes par la suite complexifier
leur façon
d'enseigner. C'est
ainsi que les procédures
d'enseignement utilisées
nous paraissent souvent plus
importantes pour les enseignants,
que le contenu de ce qu'on leur
apprend. L'expérience
montre que ce qui les marquera le plus est
ce qu'ils auront "vécu" dans leur
apprentissage . Le
contenu ne pouvant s'inscrire en eux
qu'à cette
condition. C'est
pourquoi il nous semble très
important de ne pas lancer des formateurs
dans une telle entreprise sans qu'ils
aient effectué une
formation: -à
l'analyse des phénomènes de
groupe. -à
l'animation de groupe. -aux
phénomènes de "transfert"
dans un groupe, sur la personne de
l'animateur en particulier. -à
l'implication/non implication de
l'animateur. -
à l'importance de la
définition d'un cadre et de
consignes de
fonctionnement. <<La réussite
du processus de l'apprentissage/enseignement dépend
en premier lieu de quelques éléments dont les
plus importants sont ceux cités ci-dessus. la
formation méthodologique influence beaucoup sur les
pratiques et les comportements de l'enseignant en classe, et
cette méthodologie creuse le chemin dans lequel se
déroule le processus de l'apprentissage /
enseignement et si l'on l'a bien choisie , on prévoit
des réussites, et cette méthodologie est le
fruit des formations et des lectures de l'enseignant qui est
appelé à se former d'une manière
continue pour être au courant de ce qui est nouveau au
domaine de la didactique et les nouvelles technologies dans
l'enseignement, puis vient le rôle des manuels que
l'enseignant utilise, ces manuels sont
considérés comme le voile du bateau qui
oriente et guide l'enseignant pour bien assumer son
rôle ensuite vient le rôle de la
personnalité de l'enseignant qui est
évidemment influencée par ses formations ,ses
lectures , et cette personnalité a un rôle
majeur pour convaincre ses apprenants afin de mettre leur
confiance en lui, enfin l'enseignant doit prendre en compte
les besoins de ses élèves et leurs attitudes
face aux différents styles de l'apprentissage pour
bien évaluer l'efficacité de ces styles, et
comme a dit Pierre Martinez, un linguiste et chercheur en
didactique, les pratiques de l'enseignant sont en relation
étroite avec le triangle : - l'enseignant et ses
formations( l'agent ) , la méthodologie et le
contenu( l'objet ) , l'apprenant (le sujet ). Et avant de
débuter le processus de l'enseignement l'enseignant
doit poser cette question " quelle pédagogie pour
quel public ?".>>
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