L'introduction
du terme de management
dans le vocabulaire de la
formation au sein de l'Education
nationale est significatif d'une
volonté louable de
rationalisation et de
modernisation dans l'organisation
de la vie de
l'établissement scolaire .
Mais ce dernier ne peut
être comparé
à une entreprise ,
même si un PDG et un
proviseur de lycée ou un
principal de collège ont
en commun de poursuivre des
objectifs , d'appliquer des
méthodes , d'animer des
équipes, etc. et de devoir
gérer des conflits. Par
Jeanne Moll l'éthique,
c'est pour Ricoeur "
l'interrogation sur le sens de
ses actes " ; elle nous
engage en tant que porteurs de
questions essentielles sur le
sens de ce que nous faisons
là où nous avons
choisi d'être, et
singulièrement quand nous
travaillons avec des jeunes
L'espace
de la classe et de
l'établissement paraissent
souvent comme donnée
intangible, comme contrainte sur
laquelle on n'a pas de prise. Un
bâtiment est ce qu'il est;
on m'attribue une classe ou on me
fait courir de classe en classe:
qu'y puis-je? Et pourtant
là, comme ailleurs, on a
un peu plus de marge de manoeuvre
qu'on le pense... Ce
n'est pas la crise qui a
apporté «
l'émiettement » dans
l'école, de multiples
clivages favorisaient
déjà cet
émiettement. Elliot
Jaques a montré que
c'était la fonction des
institutions (et donc des
administratifs) de renforcer les
défenses des individus.
Souvent on accuse les
administratifs de refuser le
changement, mais comme l'a dit
Antoine Prost: <<ils sont
là pour cela, c'est leur
fonction que les choses restent
conformes à ce qu'elles
sont.>>Du reste nous devons
reconnaître, si nous sommes
honnêtes, que cela nous
arrange souvent de n'avoir rien
à changer et de pouvoir
rester dans nos
"routines". Deux
fonctions souvent
entremêlées:
"l'inspecteur vient-il pour me
conseiller ou pour
m'évaluer?". Deux
fonctions souvent mal
définies et dont
l'ambigüité
soulève bien des
questions. L'institution
agit sur les personnes au niveau
de leur représentation et
de leur équilibre
interne. -
Favoriser les enseignants qui ont
su faire la transformation de
leur "investissement", ceux qui
sont capables de s'occuper des
T.P.E., des T.I.C., qui font des
expériences
pédagogiques
intéressantes
etc..., Lorsqu'un
enseignant se fait agresser par
un élève et que son
entourage professionnel en est
informé, celui-ci ne reste
généralement pas
indifférent à son
sort. Pourtant, la
décision de se confier
à sa hiérarchie ou
à ses collègues
n'est pas toujours aisée
à prendre par Anne
Jolly Le
coaching
peut
s'effectuer en groupe ou
individuellement. En groupe il
s'apparente aux GAPP
(Groupe
d'analyse de la
pratique).
Marie
Françoise BONICEL a
l'expérience de ces deux
formes pour Chef
d'établissement. Commençons
par le paradoxe :- d'un
côté, le chef
d'établissement est
présenté comme "
celui porte le collège ou
le lycée sur ses
épaules ", ce qui pourrait
faire penser qu'il s'agit d'un
Titan
.- de l'autre, on a
tout fait pour affaiblir ses
pouvoirs et réduire la
part d'arbitraire de ses
décisions : il ne choisit
pas ses subordonnés, il
n'intervient pas dans le contenu
des programmes et fort peu sur la
manière d'enseigner les
matières qui y
figurent
. par
André Demailly
Le
Monde autour de nous change: et
vite, très vite! On le
sait... mais l'Ecole; en France,
bougerait-elle? Naturellemnt,
oui! Tout le monde chez nous,
attend impatienmment, en se
chamaillant comme à
l'habitude, des mesures de
réorganisation et de "
mise-à-jour" dans nos
institutions scolaires et
universitaires; tout juste
à la sortie des Urnes!
On verra ce qu'on verra...par
André de
Peretti Toutes
ces formes d'évaluation,
traditionnelles ou plus
récentes, très ou
peu développées, ne
me semblent avoir de
justification profonde qu'en
fonction de leur usage. A mon
avis, elles n'ont pas leur
justification en
elles-mêmes, elles ne sont
qu'un instrument au service de la
politique éducative. Il
s'agit ici d'une conception
instrumentale de
l'évaluation. D'où,
dans cette perspective, le
caractère crucial des
interrogations : à quoi
l'évaluation peut-elle et
doit-elle servir ? par
Claude
Thélot Une
centration tout à fait
nouvelle sur
l'établissement, avec,
entre autres, la mise en
évidence, par la
recherche, de " l'effet
établissement ", une
conception de l'action
(pédagogique notamment) de
plus en plus systémique
(il s'agit peut-être d'une
véritable rupture par
rapport aux approches
passées ; les historiens
de l'éducation nous le
dirons un jour), une
évolution notable du
rôle du chef
d'établissement devenant,
par nécessité, un
véritable Directeur des
Ressources Humaines (DRH) de
l'EPLE, Voir: Lycées
et collèges: Le moral des personnels de
direction (par la MGEN) en PDF Réaction: <<Je suis daccord avec la première réaction, cette page est une horreur !>> <<Ah ! voilà un commentaire intelligent ! Lauteur est de la race des déclinologues >> << Réaction à la réaction : je peine à discerner l'ampleur intellectuelle dont se targue cette réaction. Au-delà du dénigrement de ceux qui travaillent à améliorer l'école (je ne parle pas ici des politiques, mais de tous les enseignants et de tous les cadres qui s'investissent), que proposez-vous Cher Monsieur ou Chère Madame ? >> <<Cette page est un condensé de toutes les âneries à la mode :- "managing"- "DR- "Coaching"- "Pilotage" et autres verbiages technocrasseux d'une pauvreté intellectuelle déconcertante, arrosés d'un peu de foutaise "psy".On y ajoute cette obsession de l' "Evaluation" (encore une lubie libérale) et valorisation des profs pour les fumisteries (TPE, IDD, "investissement" à la con dans "la vie de l'établissement")pendant que le niveau de cours baisse. Avec le bouffon de Sarkozy qui nous gouverne, c'est sûr, on va vers une société où les petits chefs auront de plus en plus de pouvoir sur ceux qui font le vrai travail. Une société pour les gros beaufs arrivistes incultes qui se gargarisent de 2 ou 3 termes d'anglais commercial et "managerial". Cette page montre que la gangrène atteint l'Education Nationale, et qu'elle est véhiculée par les IUFM et leurs gourous. On fabrique d'abord des élèves crétins, puis on recrute des profs crétins. Enfin, on formate des petits chefs recrutés dans ce vivier - c'est cette dernière phase de destruction de l'école qu'illustre cette page. Pas de doute, on est mûr pour la privatisation. Il est beau le XXIe siècle !>>
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