Mais
que met-on sous ce terme de
dépression? Comme il est
dit plus haut il s'agit " d'un
trouble de l'humeur",
c'est--à-dire de
l'état de notre psychisme,
et cet état n'est pas en 0
ou 1 (comme en maths!)
déprimé ou non
déprimé. En
réalité il s'agit
d'un continuum qui peut
aller:.... Nous
sommes, me semble-t-il, à
une époque où "la
souffrance" prend un sens
nouveau. Elle avait
autrefois un coté
"rédempteur"; <<le
Christ a souffert pour nos
péchés>>. Il
y a un certain nombre
d'années une
méfiance existait à
propos de l'accouchement "sans
douleur" , le
précédent Pape nous
"exposait" encore sa souffrance
(comme un
modèle?). Elle
devient maintenant de plus en
plus comme un aspect de la
condition humaine à
diminuer ou à suprimer et
cela me paraît un
progrès. Elle
ouvre l'enseignant à la
dimension humaine de ce
métier passionnant, au
lieu de survaloriser la dimension
intellectuelle, le cerveau gauche
logique et analytique, et de
faire de nous - et de nos
élèves - des "
hémiplégiques " de
la vie, qui cherchent à
identifier la marque du vin,
plutôt qu'à en
déguster la
saveur. Derrière
le désir de mort se cache
le plus souvent chez l'adolescent
un formidable désir de
vivre autrement. On se trompe
lourdement lorsque l'on pense que
l'adolescent suicidaire est
fasciné par la mort. En
fait, il éprouve un grand
désir de vivre, mais
autrement, car la
réalité de sa vie
au quotidien lui paraît
trop décevante au regard
de ses aspirations. Le
stress est une réponse de
à des situations
particulières que nous
avons du mal à
supporter. Son
originalité tient toujours
à ce que
l'expérience de
l'articulation du corps
réel et du corps
imaginaire y est fondamentale :
c'est le point de départ
de cette approche de la gestion
du stress par la
relaxation. La
souffrance psychique est
essentiellement
générée par
l'impuissance en face
d'événements dont
on se sent victime : deuils,
divorce, vieillissement,
abandons, chômage, maladie,
incapacité à
communiquer, angoisse de mort,
etc par
Serge Ginger, fondateur de
l'École Parisienne de
Gestalt (EPG) Secrétaire
général de la
Fédération
Française de
Psychothérapie (FFdP)
Lorsqu'un
enseignant se fait agresser par
un élève et que son
entourage professionnel en est
informé, celui-ci ne reste
généralement pas
indifférent à son
sort. Pourtant, la
décision de se confier
à sa hiérarchie ou
à ses collègues
n'est pas toujours aisée
à prendre. La
compréhension
qu'accompagnent surprise et
indignation laisse parfois place
à l'expression d'une mise
en cause des
responsabilités de
l'enseignant dans ce qu'il a
vécu. Depuis l'intrusion
de ses élèves
à son domicile, sa voisine
n'hésite pas à
rappeler à Catherine
« Tu devrais retirer ton
trousseau de clés »
lorsqu'elle aperçoit des
clés en évidence.
Le conseil est attentionné
chez cette dame qui a
été le
témoin de la
détresse de l'enseignante,
mais c'est aussi une
manière de la ramener
à ses torts passés
et à l'insouciance dont
elle fait montre
aujourd'hui.
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