Un témoignage d'un
prof. sur ce conflit
"idéal/réalité" << Je
dirai qu'on fait ce que l'on peut au cas par
cas. Je me situe pour tout le monde : je
suis en LP. Quelques cas concrets : 1) Les
Contrôles en Cours de Formation. Dur,
dur, je suis vraiment contre mais il faut
bien le faire. En même temps, il faut
bien expliquer les choses aux élèves.
Je leur dis mes craintes (pas que je suis contre,
juste que je vais essayer de les évaluer le
plus objectivement possible et que ça va
demander de ma part et de leur part un grand
effort). En même temps : je leur dis
clairement les conséquences des CCF,
à savoir, un diplôme maison (mais
ça ils le sentent dès qu'ils sont en
stage) etc 2) Les 3/4 n'ont
pas choisi leur voie : alors en théorie
et dans l'idéal, ils
pourraient changer de voie à la fin de la
première année. Dans la
réalité, si ils se retrouvent
où ils sont c'est bien parce que les places
qu'ils convoitaient n'étaient pas
accessibles pour eux (donc encore moins en fin de
seconde pro). Il faut donc à la fois
les motiver pour qu'ils continuent l'année
en leur laissant un peu espérer une
réorientation (mensonge) tout en glissant le
peu de chances de se réorienter et surtout
en insistant à l'atelier sur
l'intérêt du métier dans lequel
ils sont. Généralement
ça marche car le stage se passe plutôt
bien et tombe au moment où ils se font
recaler pour la réorientation.
(j'espère avoir été clair,
c'était là juste un premier jet
d'idées) 3)
L'idéal aussi
pour eux quand ils sont en LP (pour au
moins la moitié de mes
élèves), c'est le CFA car ils sont
payés. C'est difficile car le LP est donc la
voie de garage, difficile de leur montrer que
l'apprentissage n'est qu'une illusion
(par chance, dès novembre certains de leur
copains en apprentissage leur expliquent la
dure réalité : 50 %
arrêtent). 4) Il y a aussi
bien entendu la différence entre le
cours parfait prévu chez soi et celui que
l'on donne en réalité... On
se retrouve devant de vrais élèves.
Mais ça c'est un peu bateau, non
? 5) J'avais un
idéal de ce qu'était
l'Enseignement et en particulier
l'Enseignement Professionnel : de par mon parcours,
de par mes origines modestes (si je me lance
là-dedans ça va être
très long, donc j'abrège). Disons en
gros qu'une fois passées les
premières impressions (j'ai un
collègue qui a une culture
générale très impressionnante,
un historien, j'étais comme un petit enfant
devant lui, je comprenais rien à ce qu'il
disait) et bien le "mythe" s'effondre
(là je ne parle pas que des
collègues, je parle par exemple de
l'utopie émancipatrice que me
semblait porter l'Enseignement Professionnel, par
exemple). 6) J'essaye
de concilier la réalité et mes
idéaux, donc (est-ce si
évident ?) je suis militant et toujours
ouvert aux
expérimentations.>> L'idéal dans le
travail Marie-Anne Dujarier
dans son livre "L'idéal
au travail"
explique comment, dans bien des cas, l'idéal
devient norme, contrainte, non plus imposées
uniquement par soi-même mais par
l'extérieur : "par les clients qui nous font
vivre, par les experts qui savent...
L'obligation d'être parfait sur tous
les critères viendrait d'une demande
sociale... c'est-à-dire aussi de
soi-même" (P. 175). Ainsi
"l'idéal devient un projet à
atteindre et non plus un modèle
inatteignable" (p. 183). Ce qui fait qu'on
ne peut plus contester les objectifs mais seulement
les moyens à sa disposition: <<Lorsqu'un
salarié « ose » contester
un objectif parce qu'il est impossible
à atteindre, ou lorsqu'il souligne
l'impossibilité d'atteindre
simultanément deux objectifs
contradictoires, il est « mal vu
». Dans un service
gériatrique, celui qui
déclare ne pas pouvoir respecter
les chartes déontologiques et
éthiques compte tenu des moyens qui
lui sont alloués, ou qui dit
simplement qu'il n'a pas assez de lits
pour exercer pleinement ses missions de
service public, est traité de
« râleur ». Ses pairs, sa
hiérarchie, les usagers et les
juges peuvent lui donner raison d'un
hochement de tête, mais cette prise
de position ne modifie aucunement la
prescription. Dès qu'un
décalage entre fins et moyens est
constaté ce qui est le cas
quotidiennement la tendance
consiste à dénoncer le
manque de moyens. Celui qui oserait dire
que les fins sont trop ambitieuses passe
pour un marginal, un
désespéré, un fou, un
raté.>>(p.176) Mais dans le cas
où l'idéal devient "norme" alors
chacun cherche à se débrouiller pour
résoudre le conflit interne que cela
engendre. Marie-Anne Dujarier distingue
dans
son livre
les "héroïques" qui acceptent
les prescriptions idéales et cherchent
à les réaliser, les traitant de
"surhumaines" et pour lesquelles il faut "avoir la
foi", du dévouement et donc s'assujettir
alors à l'institution. Les
"pratiques" ne dénoncent pas
l'exigence idéale pour ne pas être en
situation de déviance mais ils ont
renoncé à s'y conformer: Ils prennent
du "recul" par rapport à la
situation. Les
"enchanteurs" gardent la norme idéale
mais s'arrangent pour ne pas avoir à s'y
confronter; c'est le cas de ceux qui sont "dans les
bureaux", loin du terrain. Ils fabriquent des
prescriptions de toute-puissance (les
recettes!) Les
"résistants" dénoncent les
normes idéales, ils acceptent leurs limites
et ne se réfugient ni dans la
toute-puissance, ni dans l'impuissance. Dans
tous ces cas, quand on est en
"première ligne" il faut
"faire face", ce qui
entraîne souvent qu'on
fasse "comme si". Comme si
on y croyait à cette
perfection (de pouvoir faire
recevoir tous les
élèves d'une classe
à un examen, que 80% d'une
classe d'âge passent le
bac...); comme si on
respectait toutes les demandes
(un programme entièrement
vu et compris par les
élèves...);
comme si les appels
d'offre allaient permettre une
égalité de
traitement entre les
prestataires... Car on sait bien
que "celui qui ne joue pas le
jeu de la simulation de
l'idéal perd tout
crédit" (p.207) et
on s'obligera à
produire les documents
(cahier de texte bien rempli...)
car "la production de signes
permet d'éviter les
sanctions prévues en cas
d'écart à la norme,
fut-elle
idéale>> alors
<<il faut simuler que
l'on est
tout-puissant,
en produisant les documents
prévus pour
cela>>.
(p.208) ( 1'44 ) - Toutes
les Vidéos Un idéal trop
élevé peut être source de
haine Le
Surmoi
est un concept qui traduit la
contrainte que la culture exerce
sur l'individu pour imposer les
renoncement pulsionnels
nécessaires et
éventuellement
excessifs. L'idéal
du Moi
est
le substitut du narcissisme
infantile, il a une fonction de
motivation, un aspect dynamique
qui soutient l'aspiration au
progrès. Le
Moi
idéal
est la survivance nostalgique du
narcissisme perdu et du
désir d'omnipotence qui
l'accompagne. Il nous
faut un idéal, il est bon de
présenter des idéaux aux
élèves car l'idéal
est un moteur; c'est lui qui nous fait
progresser, qui les fait
grandir. C'est lui qui indique une
direction, un chemin vers où aller,
un encouragement, une source de
"motivation".
<<L'idéal défini
comme un projet pousse l'homme à
l'action. Il le met en situation
d'affronter les limites du monde, des
autres et de lui-même. Dans
cette tension, il peut rêver d'avoir
assez de puissance pour briser ces
contraintes et atteindre enfin son
idéal. Philosophes et
psychanalystes rapprochent alors
l'idéal du concept de toute
puissance ... Nous rejoignons ici le
concept freudien de "Moi idéal" qui
désigne l'idéal de toute
puissance narcissique,
référé au
modèle infantile
préoedipien. Alors suivant en cela
l'analyse de Janine
Chasseguet-Smirgel
(2000)
les concepts d'Idéal du moi et de
Moi idéal sont
indissociables. Ils sont deux voies
qui visent un même projet, celui de
se fondre à son idéal:
L'idéal du moi
"apparaît comme le substitut
séparé du moi par un
écart, une déchirure que
l'homme cherche toujours à
abolir">>.
(L'idéal
au
travail
p.181) L'idéal
est donc lié au narcissisme et donc
à la confiance en soi, à l'estime de
soi; c'est pourquoi il est si important pour les
élèves. Son absence handicape le
travail: "Pourquoi travailler, ça ne sert
à rien, à quoi bon!". Mais
inversement un idéal trop
élevé peut être un handicap
aussi grand: "A quoi bon travailler puisque je
n'y arriverais pas!" De
plus si l'idéal est trop
élevé, trop
inatteignable, il peut devenir
source de haine envers celui qui
l'édicte, ou celui qu'on
croit qui l'édicte, ou
parfois envers soi-même (on
est un "incapable") (voir:
Jean
Pierre2)
sentiment renforcé parfois
par la parole de l'autre qui vous
le jette à la figure "tu
es un incapable". C'est
ainsi que des programmes
démentiels, des exercice
"à astuces
inaccessibles"(voir
Pascal),
des exigences trop importantes
... peuvent être, au moins,
sources de souffrance et parfois
même de haine. On
n'oubliera pas le dicton "qui
fait l'ange , fait la
bête"! <<Les
tyrannies de l'idéal sont
un phénomène social
central des
sociétés
hypermodernes. Les organisations
exigent toujours plus de leurs
employés qui ont le
sentiment de n'être jamais
à la hauteur. Et chacun
d'attendre une reconnaissance qui
n'est que chichement
délivrée.>>
Vincent de Gaulejac.
Préface:
L'idéal
au travail La haine est
"primordiale". Curieusement
on ne sait pas que la haine est
"primordiale", dans le sens où elle
est au début de la vie. C'est
elle qui assure notre
différenciation d'avec
l'autre (la mère...). La haine est
à la source de la distinction de
l'autre. Ainsi la haine, chez certains
jeunes, n'est pas refus de relation mais
plutôt impossibilité de
garder une distance par rapport aux autres
; impossibilité de se sentir
suffisamment distant pour une relation
plus positive. En quelque sorte ils sont
dans un idéal trop absolu (d'amour,
de pouvoir, de sexualité...) pour
pouvoir se contenter de la
réalité, de cette pauvre
réalité dans laquelle nous
sommes. Alors ils préfèrent
haïr cette réalité et
chercher à la détruire
plutôt que de modifier leur
idéal. C'est
aussi le problème de cette distance
entre ce que les jeunes
attendent du travail
et
la réalité de celui-ci.
Enseignants, nous nous y heurtons
souvent. <<Selon
le dictionnaire, la haine est un
sentiment violent qui pousse
à vouloir du mal à
quelqu'un et à se
réjouir du mal qui lui
arrive. Freud
(1915) écrit que le sens
originaire de la haine
désigne la relation au
monde extérieur
étranger qui apporte les
excitations : «
L'extérieur, l'objet, le
haï seraient tout au
début identiques. »
Ainsi, ce serait la relation au
déplaisir qui serait
déterminante, d'où
cette affirmation : « la
haine, en tant que relation
à l'objet, est plus
ancienne que l'amour », car
ce sentiment trouve sa source
dans les pulsions de conservation
du Moi et non dans les pulsions
sexuelles (même si dans un
second temps la haine peut se
lier à ces
dernières et se faire
« sadisme »). Ainsi
peut-on en inférer
à la suite de Paul-Laurent
Assoun (1995) que «
haïr est une manière
de s'autoconserver,
jusqu'à la destruction de
l'autre, alors qu'aimer est une
façon [...] de
faire exister l'autre
».>>
p.719Dictionnaire
international de la psychanalyse.
Alain de
Mijolla <<Ce
sentiment qui vise à
détruire semble donc
s'opposer radicalement à
l'amour. Or, comme le souligne
Roger Dorey (1986), « il y a
entre l'un et l'autre une
parenté profonde : non
seulement la haine
précède l'amour
mais sans doute n'y a-t-il amour
que parce qu'il y a haine, aux
origines mêmes du sujet
». En
effet, Freud (1915c, 1925h) a
montré que la haine n'est
pas que destructrice de l'objet :
posant la première limite
différenciatrice entre le
dedans et le dehors, elle en
assure la permanence et est au
principe de sa
constitution.>>
id. Nous
faisons, peut-être, parfois, quelque
chose d'un peu semblable quand nous
refusons tout compromis dans une position
politique, syndicale, scolaire pour garder
"nos principes", notre
idéal? Et nous
préférons parfois
l'échec (la destruction)
plutôt qu'une solution qui ne serait
pas totalement conforme à ce que
nous souhaitons
idéalement? La haine est
insupportable La haine que nous
avons tous en nous (consciente ou inconsciente
comme au moins "reste du passé") est
insupportable. Nous cherchons donc à
nous en protéger. La façons la plus
fréquente est de l'attribuer aux
autres ("C'est pas moi, c'est lui") . "Les
jeunes sont agressifs", "ils ne sont plus ce que
nous étions" (l'idéal nostalgique du
passé). Et la tentation pour résoudre
notre conflit interne est alors parfois de chercher
à le mettre dans la réalité
externe en provoquant un conflit avec
l'élève, le parent, la classe, (voir
interaction
professeur
élève,
l'institution...)
là au moins ce conflit est clair, on peut
agir dessus. On peut
également prendre la haine de
l'autre à notre égard pour
de l'argent comptant: "il nous hait,
c'est donc que nous sommes
haïssable", sans nous apercevoir que
cette haine s'adresse à travers
nous à bien d'autres (la
société, la famille, telle
personne...) (voir: le
transfert).
Si nous n'y prenons pas garde nous serons
alors tentés de répondre
à cette haine par de la haine (nous
avons en nous les ressources
nécessaires pour cela!) ce qui
entraînera une réponse
agressive à l'agressivité de
l'autre (voir jeune
violent). On peut
également nier cette haine qui
est en nous, nous privant ainsi de
comprendre qu'elle puisse exister chez
l'autre et de trouver les capacités
d'une réponse
adaptée. Prendre
conscience de ces processus,
c'est nous permettre de prendre
de la distance par rapport
à nos automatismes, de
retrouver une marge de
liberté et
d'acquérir les
possibilités d'analyse des
situations
difficiles. La haine
actuellement On parle
souvent de haine ces temps-ci dans les
journaux à propos des jeunes qui
"cassent tout par haine", ou de ces
"gens fort différents, aux
parcours personnels totalement
hétérogènes, vivant
aux quatre coins du monde et n'ayant pas
d'atomes crochus ni de culture commune
(et qui ) peuvent s'affilier aux
réseaux en raison de leur haine de
l'Occident et du sentiment d'être
agressé par lui" (cité
d'Al-Quaida parle. Le Monde 19/4/06);
François Bayrou souligne «
la haine inextinguible au sommet de
l'Etat entre le numéro un et le
numéro deux du
gouvernement». France
3.... Certains
résistent à cette
ambiance. Ainsi ces familles victimes
du 11 septembre qui interviennent dans le
procès de Moussaoui. "Mais cette
fois, au lieu, comme les procureurs , de
mettre en scène les peines et les
souffrances, il s'agissait, par contraste,
de souligner l'absence de haine, la
volonté de ne pas céder au
désir de vengeance de famille
opposées à la peine de
mort" E.L (Le Monde21/4/06) . Ici
l'idéal (l'opposition à la
peine de mort) ne se transforme pas en
haine. <<"Face
aux difficultés, tous
s'accusent réciproquement:
la hiérarchie, les
collègues, les jeunes, les
policiers, les parents, les
politiques... Tout est toujours
de la faute des autres!",
constate Charles Roizman. Et
si chacun se réappropriait
sa part de
responsabilité? Si
les institutions
elles-mêmes, à leur
manière,
sécrétaient peur et
violence? Si la crise du
lien social confirmait chacun
d'entre nous dans son sentiment
d'impuissance?>> Le monde
C.V. 19/4/06 Bien des
explications ont été données
en particulier celle de la contrainte de la
mondialisation qui exige toujours plus de
compétition. En voici une autre, sur un
autre plan, donné par Marie-Anne Dujarier:
<<Par l'analyse socio-historique des
psychopathologies et de leur traitement, Alain
Ehrenberg (1998) montre que nous assistons à
une transformation normative importante. Au conflit
névrotique né de la confrontation
avec l'interdit aurait succédé une
société dans laquelle le conflit a
laissé place à un vertige
face à l'absence de
limite. Au conflit
entre le permis et le défendu
(générateur de culpabilité)
succède la tension entre le possible et
l'impossible. Dans cette nouvelle
normativité sociale, "commettre une faute
à l'égard de la norme consiste
désormais moins à être
désobéissant qu'à être
incapable d'agir ". L'individu "trajectoire"
est indéterminé et sommé de
"devenir lui-même", face à l'infini
des possibles. Cette évolution donne lieu
à des "pathologies de l'insuffisance",
pathologies narcissiques
caractérisées par "le fait
d'être prisonnier d'une image tellement
idéale de soi qu'elle rend
impuissant". Cette
hypothèse recoupe celle que des
psychanalystes dressent à partir de leur
expérience clinique. Un psychanalyste
lacanien formule ainsi le diagnostic qu'il porte
sur ses sujets contemporains : "Ce qui fondait la
réalité, c'est qu'elle était
insatisfaisante et donc toujours
représentative du défaut qui la
fondait comme réalité. Ce
défaut est désormais
relégué à un pur accident,
à une insuffisance momentanée,
circonstancielle et c'est l'image
parfaite, autrefois idéale, qui est devenue
réalité" (C. Melman, 2002, p.
46).>>L'idéal
au travail
p.183 Ces
constatations pourraient nous encourager
à travailler "la confiance en soi"
des élèves, leur "estime
d'eux-mêmes et des autres". Pour
cela ne doit-on pas veiller constamment
à l'adaptation des exigences aux
personnes? Ni trop, ni trop peu! La
question se pose également au
niveau institutionnel dans la confection
du "socle
commun",
des programmes...
Réactions <<bonjour
je suis abonnée à votre édito
et je viens de recevoir celui du mois de mai sur
l'idéal. J'ai trouvé très
pertinent d'aborder ce sujet et très
intéressant ce que j'en ai lu jusqu'ici.J'en
profite pour vous dire que,instit en maternelle,
votre site est l'un de mes favoris amicalement
>> francine 5/06 <<Face
à une classe jamais homogène le
maître se doit de faire progresser au maximum
de ses capacités chaque élève
de cette classe . Pour atteindre ce but il semble
qu' une progression rigoureuse et cohérente
bien ancrée dans la réalité
soit plus efficace qu'une auréole
d'idéaux . Ces idéaux portés
par des projets trop souvent pompeux , peu
réalistes et donc rarement menés
à terme , étoffent la rubrique du "
beaucoup de bruit pour rien " et sous le couvert de
bons sentiments exonèrent surtout de rendre
des comptes .La dernière phrase a-t-elle
bien sa place dans un discours sur l'école ?
Ne serait-elle pas plus attendue dans un sermon
prêché du haut d'une chaire ?>>
Martine Hello Institutrice républicaine 5/06
<<Bonjour,
je trouve le thème d'actualité mais
il y a un autre aspect du problème : c'est
que nos élèves et étudiants
sont parfois surpris (vexés) suite à
des comportements de leur enseignant qui ne le
considère pas comme un être humain: il
ne doit pas comettre des erreurs en enseignant et
se comporter d'une façon idéale (ne
pas s'énerver, ne pas crier, être tout
le temps sérieux, souriant, disponible et
ponctuel). Ce sont les mêms attentes d'un
enfant envers ses parents et surtout sa
maman.>> 5/06 |
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