<<N :
Quand vous êtes devant un
problème de maths, chez vous, qu'est-ce que
vous ressentez ? E : Ben, au
départ, je suis très heureux ; au
départ, je sens que ça me plaît
beaucoup et, tout de suite, je prends ce
problème pour un but, et il faut que je
détruise, ... pour une muraille. J'ai devant
moi quelque chose qu'il faut que j'abatte et alors,
je pars et je l'attaque et il faut que je le
détruise : il faut que... mais pas le
détruire bêtement; il faut que,
disons, que je le structure bien dans l'univers, et
après, ça ira mieux. C'est un peu une
énigme, quelque chose qu'il faut
déchiffrer et passer au-dessus. N :Passer
au-dessus ? E :Oui !
Faut arriver à le dépasser. Il faut
s'en rendre maître; c'est une conquête,
c'est une prise. C'est un peu l'effet de briques,
de briques qui sont toutes les petites finesses du
problème, qui sont enchevêtrées
les unes dans les autres. Et il faut que j'arrive
à démolir ce mur, et puis ce mur,
parce que je sens que le mur représente un
peu l'obstacle que j'ai devant moi. C'est un mur
qu'on m'a fabriqué justement, ce n'est pas
moi qui me suis fabriqué ce mur-là,
on me l'a fabriqué; et je ne veux pas qu'il
existe ; non, je ne veux pas qu'on me ferme
l'univers, c'est un peu comme un mur qui ferme
quelque chose; : il faut que je l'ouvre. N
:Vous vous sentiriez emprisonné
à ce moment-là E
:Oh ! Oui... et puis là, je sens que
ça devient très grave pour moi : je
m'énerve, je ne suis plus du tout comme
avant, je change vraiment si je vois que je suis
bloqué, ça c'est... N
:Oui, qu'est-ce qui arrive quand vous
êtes bloqué ? E :Si
je suis bloqué ; ou bien j'arrête deux
minutes, je reprends mes forces pour vraiment... ou
bien là, si j'abandonne c'est vraiment grave
- pendant une semaine, je crois que je ne ferai
plus rien, je suis démoralisé. Et
j'attends justement la première solution qui
me viendra pour... l'abattre. N :
Autrement dit, il y a en vous un grand
désir d'abattre ce mur... E : Ah
oui ! Des impulsions... je sens vraiment ; et
d'ailleurs, j'ai du mal à ne pas aller vite
; dès que j'ai le porte-plume, je fonce, je
fonce, je défonce ça. Vraiment, je
suis autre...>> Cela
veut dire: - Qu'il a
rendu cette violence socialement
acceptable, - Qu'il
s'en sert pour se "motiver" pour
cette discipline
mathématique. (Voir
MOTIVATION) <<kan t'es
bon élève tu ne supporte jamais la
défaite mais pas jusqu'aller au suicide je
trouve que c'est abuser de la part de ce
élève voila>> 9/07 << il faut
bien prendre le problème en charge mais ceci
se passe rarement dans les classes: l'ensignat est
préoccupé par ce qui lui reste
à enseigner (temps limité ) et
l'élève de son côté n'a
plus la patience de vouloir sécher devant un
problème. aussi lesrogrammes de leur
côté ne donnent plus d'importance
à ce type de problème.>>
3/07
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