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Je vais
vous dire comment je passe ma
journée en tant qu'enseignante
:
A six
heures
du matin, je suis déjà
levée pour préparer le petit
déjeuner et le
déjeuner.
Entre
temps il faut réveiller les enfants
pour qu'ils se préparent à
partir à
l'école.
A huit
heures,
je suis au lycée devant des
élèves que j'aime et qui me
le rendent bien.
Enseigner
le français dans une
société arabophone n'est pas
aisé. Aussi me suis-je dicté
une ligne de conduite précise : ne
m'exprimer qu'en français et exiger
des réponses en français,
introduire la dimension ludique dans mon
cours pour faire " passer la pilule ",
optimiser l'audio-visuel pour mieux fixer
les savoirs et le
savoir-faire.
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A midi
je
rejoins mon mari, qui exerce dans le même
établissement que moi et nous allons en
voiture récupérer nos trois enfants.
Pendant que je prépare la table, mon mari
suit les informations sur Euronews. Après le
déjeuner, dix minutes de sieste me suffisent
pour récupérer puis reprendre le
chemin de l'école.
Le
travail dans l'après
midi
n'est pas de tout repos, surtout à
Marrakech : il fait souvent chaud et la clim. fait
défaut même dans les
établissements privés les mieux
équipés.
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Si
je consacre la matinée aux
activités d'analyse et de
synthèse de texte,
l'après-midi je fais
écouter aux
élèves des chansons
de Brel.
Le
choix des textes est souvent
dicté par des projets
pédagogiques
spécifiques. Parfois, mes
élèves me font
découvrir de nouvelles
chansons françaises.
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Dans mon cours, les propositions émanant
des élèves sont les bienvenues,
à condition que ce soit en
français.
Il nous arrive
de faire la mise en scène d'une pièce
de théâtre du programme et je
découvre des talents : des acteurs, des
metteurs en scène, des animateurs....Le
cinéma aussi séduit mes
élèves : nous avons parfois
l'occasion de visionner des séquences
filmiques que nous discutons sur le plan
artistique, idéologique ou tout simplement
narratif. Durant ces séances, les langues se
délient et l'on est très à
l'aise. La variété des
activités m'apporte le changement et
m'évite la sclérose.
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Deux fois par
semaine,
je donne des cours dans un
établissement privé de
Marrakech ou étudient mes enfants.
Cela me permet de suivre de prés
leur scolarité et d'amortir des
dépenses. C'est une école
à la fois attachante et harassante
: l'audience est très avertie mais
très exigeante.
Le
soir
je rentre vers six heures dans ma
cuisine pour préparer le
dîner familial après
m'être assurée des devoirs de
mes enfants.
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A neuf heures,
j'entame
les préparations du lendemain. C'est ainsi
que toutes mes journées son bien remplies.
(Juin 2004)
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