|
Dernière de couverture Désir, angoisse, fantasme, jouissance...
Ces mots ont envahi les salons. Les journaux,
les radios, les plateaux de
télévision, le Web. Cette
popularité témoigne de la profondeur
de l'enracinement de la psychanalyse dans notre
culture. Ces mots que la psychanalyse s'est
appropriés ont une histoir longue dans la
langue française. Les auteurs, passeurs de mots,
découvreurs surpris au
débouché d'une piste, observateurs
fascinés de ces trajectoires
méconnues de nos mots et de nos
idées, vous invitent au voyage : instaurer
ou réinstaurer leur réalité
lexicale, mettre à jour ces liens et ces
distorsions, ces échos et ces
dérives, toutes ces ramifications qui font
leur substance, rendre à ces mots leurs
mystères contournés et leurs
dynamiques existentielles, ouvrir des pistes, jeter
des ponts, donner à penser, parfois à
songer Table des matières Introduction Ouvrages de référence Quadrature du désir Pulsion Désir Jouissance Plaisir Quadrature du «Je» Phallus Sexe Narcissisme Identité Triangle de la fantaisie Imaginaire Imaginaire Fantasme Rêve Triangle de la relation Attachement Séparation Relation Inséparables Affect - Émotion Conflit - Culpabilité Conscience - Inconscient Frustration - Souffrance Écoute - Interprétation Électrons libres Angoisse Obsession Régression Complémentaires Défense - Castration Inhibition - Refoulement Réalité - Symbole Index Un passage <<Le mot
imaginaire appartient à une famille
lexicale présente dès la formation de
la langue française: le DAF9 (Dictionnaire
de l'Académie Française) donne image
dès le XI` siècle', imagination
dès le XII` siècle. Toutefois,
imaginaire est d'apparition nettement plus tardive.
Son émergence, comme adjectif, est
datée, selon les sources, du XIV` ou du XV'
siècle'. Il faut attendre le DAF4, en 1762,
pour voir évoqué, brièvement,
un usage substantif. Selon le TLF
(Trésor de la Langue Française),
imaginaire est repris de l'adjectif latin
impérial imaginarius, qui signifiait
déjà «simulé, feint; qui
n'existe qu'en imagination ». Selon le
Picoche, imaginarius dérive
lui-même du verbe latin impérial
imaginari, «imaginer», lui-même
dérivé du latin classique
imago, imaginis, «image »,
dans les divers sens actuels. Le Lebaigue
définit imago de façon
très large, en alignant une série de
termes proches : «portrait,
représentation, effigie» ,
«reflet, tableau». Mais aussi, quand
s'estompe l'accroche au réel: «ombre
(des morts), fantôme, vision, simulacre,
apparence». Ce latin imago
dérive à son tour d'une racine
indo-européenne, aim- ou im-, qui signifie
«copier» et que l'on retrouve dans imiter
ou émuler'.>> p. 93 Commentaire Un livre totalement original, ni dictionnaire,
ni lexique mais un "pont" entre les concepts
psychanalytiques et notre culture française.
Pour tous ceux qui aiment les mots et la culture
française.
|