Dernière de couverture Nous n'avons plus
la maîtrise de la transmission inscrite
depuis des siècles dans la
verticalité des passages. Vivant une
époque intense, aux mutations rapides, d'une
grande richesse mais aux repères
bouleversés, nous sommes confrontés
à des situations qui s'opposent ou rendent
difficile notre désir de
transmission. Les sources et
lieux de transmission, l'évolution des
contenus à transmettre ont fait surgir une
angoisse contagieuse pour ceux qui ont charge de
faire vivre un héritage : dans les familles,
chez les éducateurs et les enseignants, ou
chez ceux chargés d'être les passeurs
d'un patrimoine culturel ou spirituel,
confrontés à
l'accélération des changements
économiques, sociaux, scientifiques,
culturels ou familiaux. Toute
société pour perdurer doit permettre
à l'individu de s'inscrire dans une
communauté humaine, dans des lieux et liens
communs, à la croisée de ce qui
constitue sa filiation et son affiliation, en
faisant circuler ce qui est d'abord une relation,
plutôt qu'un contenu
fossilisé. En s'appuyant sur
son expérience de chercheur, de
pédagogue et de thérapeute, mais
aussi sur une parole puisée dans son
expérience de vie personnelle, cet essai de
Marie-Françoise Bonicel aborde les
différents rivages de la transmission
(filiation, éducation, religion, histoire et
mémoire, peuples en exil, génocides,
langues et traductions) et définit les
chemins, les contours, les contenus et les moyens
d'une transmission réussie. Docteur en
psychologie, thérapeute,
Diplômée de Sciences politiques et
Economiques de l'IEP de Strasbourg,
Marie-Françoise
Bonicel
est Maître de Conférences en
psychologie sociale clinique de l'IUT de Troyes.
Membre du Laboratoire de Psychologie de
l'Université de Reims (LPA) et de plusieurs
structures professionnelles et associatives en lien
avec la transmission, dont l'Institut ESPERE et
lAFMD.
Table des matières Prologue,
« Tant qu'il y aura des hommes... Introduction,
« Que sont nos maîtres devenus... »
Préface,
Jacques SALOMÉ, psychosociologue,
écrivair Transmettre : une ligne
brisée ? Le
passé ne fait plus tremplin La
quête a remplacé la
réception Le temps
s'efface-t-il au profit de l'espace ? Les champs
bouleversés de la transmission Nouvelles
formes et nouveaux lieux du passage nouveaux
objets Nom
porté et nom porteur : entre
sillage
des
ancêtres et appropriation Des objets
de savoir qui nous déroutent « Des racines et des
ailes » Transmettre,
une ardente obligation Peut-on se
construire une identité
sans
transmission ? Entre deux
rives, la complexité du passage Voies et
médiations du passage Voix de
passeurs, voix de passants L'ombre portée du
silence Le travail
de mémoire entre continuité et
rupture
Génocides, transmissions et
identités Retrouver
une identité Entre
secrets et non-dits Construire une
transmission La
transmission silencieuse sur les routes de
l'exil Un chemin
entre tradition et innovation Passeurs de
savoir : accepter la perte et ouvrir les
réinterprétations Transmettre
est une oeuvre d'art éclairée par le
futur Engendrer des
héritiers Sortir d'une
culture de la doléance Jardiniers
de la transmission : racines, clonage, marcottage,
bouturage ou greffage ? De quelle
transmission te réclames-tu ? Passage du
témoin, passage de témoins et
exemplarité Transmettre
l'intransmissible Susciter
l'amour des commencements Entre
engendrement, initiation et
hospitalité L'empreinte
des passeurs Épilogue
: Ré-enchanter la transmission
:
parole de
prophète ou parfum d'espérance
?
Postface,
Marc STENGER, évêque de
Troyes Un passage -
Extraits de
la préface de Jacques Salomé,
psychosociologue : "
Voici un magnifique travail de recherches, de
réflexions et d'analyses sur les ressources,
les méandres et les pièges de la
mémoire qu'il ne faut pas confondre avec les
souvenirs. Un essai réussi, autour de la
transmission. Une écoute subtile,
stimulante, vivifiante de ces messages qui
circulent volontairement ou involontairement,
consciemment ou inconsciemment d'une
génération à l'autre, d'une
personne à une autre, d'une nation ou d'un
groupe humain à un autre. Le
travail que nous présente
Marie-Françoise Bonicel est d'une grande
qualité. Qualité d'écriture,
cela se lit avec beaucoup de plaisir,
qualité des sources, des
références, qualité des liens
tissés, des lieux, des
événements ou des personnes pour
mieux nous faire saisir ce qui advient dans la
transmission verticale (dans une histoire de vie)
mais aussi horizontale (au quotidien d'une
existence). [
]
Marie-Françoise Bonicel nous dit avoir
rêvé d'une discipline nouvelle au sein
de l'Éducation nationale (grand transmetteur
de savoir, de savoir-faire et aussi de
savoir-être, de savoir créer et de
savoir devenir !), celle " d'enseignant de vie !
". [
] En
nous faisant le cadeau de nous transmettre cet
immense travail de compilation, de
réflexions fertiles, d'analyses
labyrinthiques, d'associations stimulantes,
l'auteur utilise toutes les ressources à
l'uvre dans l'immense chantier de la
transmission. Et tout d'abord le souffle
poétique qui anime ces pages, la somme
considérable d'informations puisées
à la fois dans le réservoir qui
semble inépuisable de ses connaissances, de
ses expériences personnelles, de son
vécu de formatrice et d'enseignante qui a "
bourlingué " aux quatre coins du monde. Elle
nous offre ses coups de cur, ses
révoltes et le ferment de ses combats, pour
nous rappeler que la mission ultime de la
transmission c'est d'amplifier la vie. Commentaire Dans un style poétique
et bien documenté Marie-Françoise
Bonicel nous fait découvrir les multiples
arcanes de la transmission, nous montrant ainsi
comment notre fonction de transmission de
connaissances recouvre de multiples
dimensions. Un livre indispensable pour les
enseignants.
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