Marie-Anne HUGON et
Jacques PAIN Préface
de Jean Pierre Rosenczveig Dernière de
couverture Les classes
relais visent à resocialiser et à
rescolariser des collègiens sortis
prématurément de l'institution
scolaire. On en compte
près de 250 aujourd'hui. Situées
aux marges du système éducatif, elles
sont des révélateurs des
problèmes qui le traversent et en même
temps des lieux où s'inventent et se
réinventent des ébauches de
"solutions". On trouvera dans
cet ouvrage de nombreuses pistes de travail (faire
face à la violence, rapport entre
école et justice, comment enseigner à
ce type d'élèves...: il s'adresse
donc à tous les enseignants, et pas
seulement à ceux qui ont choisi de
travailler dans cette structure. Table des
matières Tous
concernés! par Jean-Michel
Zakhartchouk, directeur de la série «
Dispositifs » Vers une Éducation
nationale: service public au service de tous ses
publics? préface de
Jean-Pierre Rosenczveig Chapitre I.- Le
vécu des classes relais Apprendre et se
socialiser en classe relais. Paroles
d'adolescents Enseigner et
éduquer. Paroles d'enseignants Les adolescents,
les institutions, l'école Chapitre Il: Les classes
relais et la crise de l'école
Les classes relais
en débat Nommer et situer la
notion de violence Prévenir la
violence: une pédagogie des
réseaux Des plans pour
l'école Chapitre III: Les classes
relais: état des lieux Les textes
officiels: l'évolution des classes
relais Les
élèves des dispositifs relais et leur
devenir Le partenariat
Éducation nationale-Justice: la PJJ et les
dispositifs relais Les
différents types de dispositifs
relais Les internats
relais Un exemple de mise
en place: l'expérience de Troyes Chapitre IV: Enseigner en
classe relais Enseigner, oui,
mais comment? Individualiser la
pédagogie, oui, mais comment? Travailler les
fonctions cognitives et développer les
compétences scolaires Travailler sur la
loi et la place de chacun: les apports de la
pédagogie institutionnelle Travailler la
question du sens des savoirs : proposer des
médiations culturelles
ambitieuses Aménager
l'espace et le temps Conclusion: Comprendre la
crise à l'école Crise de
l'école et crise de la société
L'excellence est à portée du
terrain Le « À suivre
» du directeur de la série
Continuons le
combat et le débat... Annexe - Les classes
relais par département Ressources Sigles
employés Un
extrait <<Les deux
modèles sociétaux et
l'école L'école est
située dans un ensemble d'institutions et on
pourrait avancer l'idée qu'on est
passé, ces vingt dernières
années, après la période de
croissance des Trente Glorieuses (1945-1975),
à une période de dépression
structurelle. Deux modèles de
société s'opposent. Auparavant, nous
étions dans une société de
rapports complémentaires. L'école,
les parents, les politiques, la justice, la
police... l'ensemble des acteurs du système
se complétait dans une société
par ailleurs élitiste, sélective,
contribuant à une stabilité globale
du système. Ce modèle social
imprégnait la vie quotidienne des acteurs, y
compris l'éducation des enfants. Ces
sociétés ont fait
faillite. Nous sommes
passés depuis lors à une
société paradoxale. Paradoxale au
sens où l'entendent les spécialistes
du paradoxe, c'est-à-dire une
société qui préconise et
revendique tout, sans jamais le rendre possible, ou
qui ordonne sans permettre que ce soit possible.
Une société de consommation,
consumériste à tous les niveaux, que
ce soit au niveau des marchandises ou au niveau de
l'école, puisque l'école est en voie
de marchandisation, tout comme l'éducation.
Tout promettre sans rien tenir, renvoyer l'individu
à ses fantasmes et à ses
préoccupations, telle est la
société paradoxale. Cette
société est une société
de crise. Elle est destinée à
permettre, à travers la violence
mondialiste, institutionnelle qui se
développe dans cette problématique,
un renvoi et une indexation des
responsabilités, des échecs, des
problèmes à tout un chacun. La
constante de la société paradoxale
c'est la plus grande préoccupation de soi,
la recherche de soi et c'est la découverte
et la concentration individuelles des
problèmes qui autrefois étaient
portés par ces réseaux
complémentaires, partagés, repris et
résolus par la société en
bonne partie. La société est
aujourd'hui derrière la porte et l'individu,
à l'école comme ailleurs, se croit ou
se pense - c'est ce que lui indiquent les
institutions - auteur de sa vie. C'est à la
fois un piège et une réalité.
C'est bien entendu le point de départ de la
violence, y compris de la violence à
l'école puisqu'il devient très
difficile de se rapporter à la
société pour en attendre quelque
chose.>> (p.164) On peut voir aussi le
document: http://www.eduscol.education.fr/D0049/CXJREC01.htm#enseigner
Edition: CRAP-cahiers pédagogiques et CRDP de
l'Académie d'Amiens (2001)
ISBN:
2-86615-254-9

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