Dernière de couverture Trente
récits pour montrer qu'il n'y a pas
d'enseignement, pas d'apprentissage, pas de
formation sans illustration. Le détour par
le conte et l'imagerie permet d'aborder des
questions importantes, parfois graves, de
l'éducation et de la formation, de
façon attrayante. L'enseignement ne
peut être exercé sans pause
imaginative. De même que
l'élève a besoin d'avoir son
attention et sa mémorisation
stimulées par de l'image pour apprendre,
l'enseignant a besoin de réfléchir
d'une manière imagée, et non pas
simplement abstraite, à la complexité
de sa pratique. II importe alors de solliciter la
pensée analogique et donc l'intelligence
créatrice de l'« acteur », en
chaque professeur et en chaque élève,
pour régulièrement leur permettre de
retrouver mémorablement leurs marques, leurs
rôles. Table des matières Introduction : pas
d'enseignement sans images Allégories propices
à la démarche
enseignante La métaphore du colibri
ou l'élégance en vue d'ajuster sa
présence-distance aux
élèves Un animal emblématique
pour les enseignants incitant à user de
la « ruse » en classe Le paradoxe d'Abraham ou
l'hospitalité
nécessaire L'âge et les illusions ou
la confiance nécessaire dans la vie et
pour l'enseignement Les chastes conseils de la
chouette ou simples conseils pour bien
débuter intermède en
apnée La cabine d'ascenseur ou
pourquoi, par qui, comment sommes-nous
gênés ? Imageries institutionnelles
sur l'éducation La fable des animaux
républicains au regard de l'injustice des
« instructions »
identitaires Apologue de la forêt ou
«Demandez le programme» L'édifiante histoire de
la mésange couturière illustrant
les périls de l'excellence en
excès Le mythe du commandement
rappelant l'habilité et la subtilité
de la marine anglaise Le mythe d'OEdipe et du Sphinx
alertant sur les risques d'inertie et
d'enfermement dans les institutions Intermède
méridional Oui, roulons les r!... ou r
comme respect, responsabilité,
réponse,
réenchantement « Gestes » de
l'enseignant Métonymie du «
maître étalon », ou la mesure
scolaire mise en questions Mirages et corrections au
coeur des épreuves,corrections, probations
et mirages L'équilibrisme de la
formation organisant la
complémentarité entre physique et
mental en formation d'enseignant La petite fille Critique ou
vertus et vices de la contestation Apologue des deux nigauds ou
la dénonciation du discours convenu sur
l'éducation Intermède
suspensif entre Damoclès et Gribouille
Entre tête levée et tête
baissée ? Petit bestiaire de la
relation à autrui Parabole des
porcs-épics interrogeant sur la
maîtrise sociale des énergies
individuelles La louve et l'enfant ou
l'incitation à la confiance qui soigne et
libère Le rat de ville et le rat des
champs: sur l'effet redoutable des
environnements et des influences Le limaçon et la tortue
ou le « délire à deux
» Les chevaux et la chance ou
la chance de l'inversion des chances et des
malchances Intermède rogerien
ou le dérapage
contrôlé Saga psychosociologique du
monde de l'Éducation Mythe et match ou
l'École et ses « buts
» Allégorie de la source
refoulée ou les risques de ne plus
être soi-même pour convenir au regard
d'autrui La métaphore de
l'écluse explicitant la relation à
autrui Le sortilège de l'effet
Bunuel ou la petite métaphore de
l'auto-enfermement qui nous menace, pas
seulement au cinéma Écrit, écran,
écrin, écrou, écru sur des
supports, et de l'étymologie Intermède sur la
tristesse des élites et le juste milieu
froissé ou la médiocrité
des extrémismes Épopée
sociopsychologique de l'École La prison bouleversée
illustrant la modélisation des
problématiques sociales Entre Prométhée et
Épiméthée ou pour une
ingénierie de formation Furtive visite dans un
mystérieux sérail où se
clôturent des postulats
extrêmes Perceval ou la bureaucratie du
temps perdu ou le devoir d'oser poser la
question Historiette érudite sur
le changement en éducation ou pour ou
contre le clinamen Parabole en guise
d'intermède final, s'il en est Le cheval
et la poutre Annexes Quelques figures
de styles Index des thèmes
abordés Un passage <<La cabine d'ascenseur
ou pourquoi, par qui, comment sommes-nous
gênés ? L'avertissement de
Desproges « Il faut être
demeuré ou cosmonaute pour supporter la
promiscuité d'un demeuré ou d'un
cosmonaute pendant six mois dans l'habitacle exigu
d'une cabine spatiale. Je me fais cette
réflexion chaque fois que je sors d'un
ascenseur à moitié rempli d'un autre
être humain.' » Des personnes groupées
dans une cabine d'ascenseur ressentent un sentiment
indéfinissable dans leur silence
réciproque: qui est chacun? Quelle
contenance prendre vis-à-vis de ses voisins
? Si l'on avait à s'exprimer, quel style
emploierait-on ? Déférent, neutre,
affectueux ou assuré ? Une attente
prolongée, une panne nous conduirait
à nous définir comme affectueux ou
assuré; nous ne laisserions apparaître
de nous-même que le personnage susceptible
d'obtenir la meilleure position morale dans
l'équilibre des figures imaginaires que nous
projetons sur autrui. Nous croyons secondaires des
êtres de qualité, hostiles des gens
bienveillants ou favorables des
importuns. On peut concevoir que la
pression exercée par les individus les uns
sur les autres n'est pas seulement physique: elle
est aussi informationnelle, psychique. Ces
influences, ces actions ou ces réactions
visent l'équilibre réciproque des
personnalités et de leurs images
stabilisantes; elles gouvernent l'emploi de nos
moyens et de nos émotions
corrélatives. On peut concevoir par
conséquent que dans le système
scolaire les élèves peuvent ressentir
cette pression physique et informationnelle qu'ils
se font réciproquement subir et qui leur
advient également par l'intervention des
adultes et enseignants. Cette impression est
d'autant plus symbolique que l'on a bien souvent
considéré l'École comme
l'as-censeur social « par excellence »
! Mais jusqu'où les jeunes
peuvent-ils encaisser les pressions
supplémentaires ajoutées par... les
programmes et les évaluations ?
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