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Dernière de couverture Il est devenu
vital de connaître le destin
planétaire que nous vivons, d'interroger le
chaos des événements, où se
mêlent et interfèrent les processus
économiques, politiques, sociaux, nationaux,
ethniques, religieux, mythologiques, bref de savoir
qui nous sommes, ce qui nous arrive, ce qui nous
menace, ce qui peut nous éclairer et
peut-être nous sauver. Or, au moment
où la planète a de plus en plus
besoin d'esprits aptes à saisir dans leur
complexité ses problèmes fondamentaux
et globaux, les systèmes d'enseignement, en
tous pays, continuent à morceler et
disjoindre les connais= sances qui devraient
être reliées, à former des
esprits qui ne privilégient qu'une dimension
des problèmes et en occultent les autres.
Ainsi notre formation scolaire et universitaire
fait-elle de nous des aveugles politiques et nous
empêche d'assumer notre condition terrestre.
D'où l'urgence vitale d'«
éduquer pour l'ère
planétaire». Table des matières Préface
Chapitre I : La
Méthode (Stratégies pour la
connaissance et l'action sur un chemin qui
s'invente) Introduction Le rapport entre
expérience, méthode et essai
La méthode comme voyage
et transfiguration Le rapport entre la
méthode et la théorie L'errance et l'erreur
La méthode comme
stratégie Les principes
génératifs et stratégiques de
la méthode La méthode et son
expérience tragique Chapitre II : La
complexité de la pensée
complexe (La pensée complexe de
la complexité) Introduction La confusion entre chaos,
complexité et déterminisme Caractéristiques de la
pensée complexe Chapitre III : Les
défis de l'ère
planétaire (L'émergence possible
d'une société-monde) Introduction La naissance de l'ère
planétaire L'âge de fer
planétaire De l'illusion du
développement à la mondialisation
économique L'envers du décor
L'émergence possible de
la société-monde Épilogue : La mission
de l'éducation pour l'ère
planétaire Un passage <<Dans la mentalité
classique, quand une contra-diction surgissait au
sein d'un raisonnement, elle était signe
d'erreur. Cela signifiait qu'il fallait alors faire
marche arrière et entreprendre un autre
raisonnement. Dans l'optique complexe, en revanche,
lors-qu'on aboutit par des voies
empirico-rationnelles à des contradictions,
cela n'est pas signe d'erreur mais de la
découverte d'une couche profonde de la
réa-lité, dont notre logique ne
saurait rendre compte, en raison même de sa
profondeur. La complexité n'est pas
la complication. Ce qui est compliqué peut
être réduit à un principe
simple, tel un écheveau emmêlé
ou un noeud de marin. Le monde est certes
très compliqué, mais s'il
n'était que compliqué,
c'est-à-dire emmêlé,
multidépendant, etc., il suffirait
d'effectuer les réductions bien connues :
jeu entre quelques variétés de
particules dans les atomes, jeu entre 92 sortes
d'atomes dans les molécules, jeu entre
quatre bases du « code génétique
», jeu entre quelques phonèmes du
langage. Ce genre de réduction, absolument
nécessaire, devient crétinisant et
destructeur lorsqu'il devient suffisant,
c'est-à-dire lorsqu'il prétend tout
expliquer. La vraie question n'est donc pas de
convertir la complication des développements
en règles dont la base est simple, mais
d'assumer le fait que la complexité se
trouve à la base.>> p. 58
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