Les travaux ont
abouti à une recommandation du Parlement
européen et du Conseil en décembre
2006 visant à développer ces
compétences clés dans le cadre de
l'éducation et de la formation tout au long
de la vie. (Voir: D'où
viennent les compétences clès
) Les huit
compétences clés de l'Europe sont les
suivantes : Cette
déclinaison englobe à la fois des
compétences de base, noyau dur
et socle fonctionnel pour la vie courante, telles
que la lecture et l'écriture, le calcul, le
raisonnement etc. mais aussi des
compétences techniques et
des compétences
sociales dans une approche globale de la
participation de l'individu dans la
société et dans le souci de son
émancipation. L'implication de
l'Education Nationale En 2005, la France,
en application des recommandations
européennes promulgue la loi d'orientation
et de programmation pour l'avenir de l'Ecole (23
avril 2005). En liant à la fois les enjeux
de la scolarité aux impératifs de
formation tout au long de la vie, à la
construction de la personnalité et à
la vie en société, l'Education
nationale met en place un socle commun de
connaissances et de compétences .
Ce socle s'inspire
des compétences clés de la Commission
européenne, définit ce que nul n'est
censé ignorer en fin de scolarité
obligatoire et représente un ensemble de
valeurs, de savoirs, de langages et de pratiques.
Les compétences constitutives de ce socle
commun sont les suivantes : Dans un pays
où le diplôme et la discipline
à enseigner ont toujours
prédominé, cette entrée par
les compétences bouleverse les pratiques des
enseignants. En effet, ceux-ci sont
habitués à interpréter les
programmes nationaux à transmettre aux
élèves en fonction des explications
des inspecteurs pédagogiques et du contenu
du manuel de la discipline choisi au sein de chaque
établissement. La notion
de
compétences
vient établir davantage un rapport à
l'action en cherchant à finaliser les
savoirs. Les savoirs peuvent être, alors,
considérés comme des " objets
économiques " en intégrant les
notions de rentabilité et
d'efficacité. Cette nouvelle approche
impulse le développement d'une culture
d'entreprise avec des programmes de formation et
des diplômes qui seront dorénavant
à construire sous la forme de
référentiels de
compétences. L'implication de
l'Etat L'obligation
du socle commun au sein de l'Education
Nationale responsabilise l'Etat
vis-à-vis des adultes ne
possédant pas ce socle minimum ou
qui en ont perdu la maîtrise. Le
Ministère de l'économie, des
finances et de l'emploi signale que "
ces adultes se trouvent freinés,
notamment dans leur accès ou
maintien dans l'emploi du fait d'un
marché de l'emploi sélectif
dans un contexte où les entreprises
sont confrontées à une
concurrence forte.
L'élévation du niveau
général de formation
accentue encore plus fortement
l'inégalité d'accès
à l'emploi pour ces publics qui se
trouvent ainsi en concurrence sur des
postes de faible niveau de qualification.
Le niveau d'exigence des employeurs s'est
élevé pour répondre
aux objectifs de
compétitivité
internationale. Ces éléments
augmentent les risques d'exclusion de ces
publics ". En conséquence, ce
ministère définit les
orientations pour une insertion durable
dans l'emploi en rappelant que " la
maîtrise des savoirs de base et
l'acquisition des compétences
clés constituent un enjeu majeur en
termes de sécurisation des parcours
professionnels, d'insertion ou de maintien
dans l'emploi et d'accès à
une formation qualifiante ". Il publie
le 3 janvier 2008 une circulaire en faveur
de l'accès aux compétences
clés des personnes en insertion
professionnelle . Voir aussi
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