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<<En définitive,
l'empreinte laissée par ces coutumes se
retrouve chez l'adulte sous forme d'une "fixation
orale à la mère" et corrollairement
d'une quête d'assurance et de
sécurité.>>(p.59) <<Dès lors on
encourage toutes les manifestations viriles du
garçon, selon les valeurs
sociales. Ainsi le garçon en
colère passe souvent sa rage sur sa soeur et
ce ne sont pas les principes éducatifs
traditionnels qui peuvent décourager les
manifestations agressives à l'égard
de celle-ci. Elle, (la mère) va
jusqu'à l'encourager en lui disant " tu es
un homme, donne lui des coups, elle n'est qu'une
pisseuse.>>(p.70) <<A ceci il faut
rajouter ce fait qui ressort clairement du discours
de mes sujets. La fille fait peur à
l'homme et l'angoisse. Cette angoisse
liée à la perte d'honneur dont la
fille porte la menace est liée à la
virginité de la fille...En
définitive, elle est la
révélation de la virilité de
l'homme. Tout se passe comme si c'était
elle qui détermine les critères de la
virilité...c'est à ce niveau qu'il
faut comprendre le profond attachement du
maghrébin à sa mère, à
sa soeur et à sa
grand-mère. Elles sont les seules
à pouvoir lutter contre les maléfices
d'autres femmes qui lui sont
destinés. C'est là un
conditionnement de l'homme dès les premiers
jours de sa vie où la femme devenue
mère, prend sa revanche sur le monde
masculin en s'imposant comme l'unique
intermédiaire avec le monde invisible de nos
fantasmes et angoisses.>>(p.72/73) <<Le maghrébin
malgré son apparence "macho" craint
énormément la femme et sa puissance
occulte et n'a confiance en fin de compte qu'en sa
parenté féminine. Le
mépris qu'il affiche à l'encontre de
la femme n'est qu'un mécanisme de
défense qui camoufle sa peur de la
femme.>>(p.158)
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