1°) -
On peut se représenter la
transmission des connaissances comme un
«déversement »
régulier des connaissances de
l'enseignant dans la tête de
l'élève qui progresse ainsi
régulièrement. 2°) -
On peut se la représenter encore
comme un don progressif mais qui, chez
l'élève, s'accumulerait pour
ne provoquer des progrès que par
paliers ou par sauts
brusques. 3°) -
Le modèle présenté en
didactique est d'une autre nature Il n'y
a pas de transmission de connaissances,
mais plutôt une «construction
de connaissances» au moyen
d'échanges d'indices entre
l'enseignant et
l'élève. Cette construction
de connaissances se fait dans un
mixte cognitif
/affectif;
elle nécessite au préalable une
déconstruction de connaissances
antérieures, fausses, spontanées,
(voir Histoire
de la
didactique)
valables seulement dans un champ
restreint. Cette
déconstruction est provoquée par un
conflit de représentations
qui amènera une régression dans
l'état des connaissances et ce n'est
qu'après cette déconstruction qu'on
pourra intégrer les nouveaux
éléments dans une
représentation plus large et nouvelle. Voir
: Il
ne faut donc pas trop s'inquiéter
si un bon élève nous dit
brusquement "Je ne comprends plus rien,
j'y vois plus du tout clair". Il est
peut être seulement dans une phase
de déstabilisation et de
réorganisation de ses connaissances
qui nécessite de la part de
l'enseignant patience, accompagnement et
surtout pas des critiques! par
interaction
mutuelle entre l'élève et le
professeur, par
approfondissements successifs, par
élargissement des champs
d'application. De
là, la nécessité de
savoir écouter. Jean
choisit comme « projet
pédagogique » de faire
écrire au tableau, par Bernadette,
son prénom,
«Jean». D'après
les consignes de cet exercice, aucun des
deux ne peut parler et de plus, Bernadette
a les yeux bandés. -Jean
conduit Bernadette au tableau, lui donne
un feutre, Bernadette hésite puis
dessine un soleil; - Jean
prend la main de Bernadette et attire son
index vers lui-même; Bernadette
dessine un bonhomme ; - Jean
prend de nouveau la main de Bernadette et
fait suivre par son index le pourtour du
badge où est écrit son nom
et qu'il a sur sa poitrine, Bernadette
dessine un rectangle ; - Jean
reprend sa main et, en la guidant,
écrit avec elle un « j »
, puis s'arrête ; Bernadette
hésite, rajoute un « e »,
puis s'arrête ; - Jean
remet sa main sur le tableau, Bernadette
alors brusquement rajoute « an
». Voir
la suite A l'heure actuelle
on parle moins de "transmission des connaissances"
mais de vérification et d'évaluation
des "acquis des élèves" ou encore de
vérification ou d'évaluation des
"compétences" des élèves. Ces
mots ne sont pas équivalents et
témoignent d'une évolution du
système E.N. dont on peut voir un exemple
dans le rapport de l'Inspection
Générale de Juillet 2005 Les
acquis des élèves, pierre de touche
de la valeur de l'école ? mais de
susciter des
attitudes. Voir:
Créer des situations
dapprentissage <<
Très intéressant>>
10/06
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