Vous avez de la
chance aujourd'hui : vous aurez droit à deux
conférences
Et comme je dispose de
très peu de temps, je ferai ces deux
conférences en même temps ! Une pour
les femmes ; une autre, pour les hommes
! D'ailleurs, j'ai
déjà commencé ! Les quelques mots
que je viens de prononcer, les femmes et les hommes
ne les ont pas entendus de manière identique
! Tout d'abord, les
femmes, (en moyenne statistique, bien entendu, et
avec de larges variations individuelles) entendent
deux fois plus fort (2,3 fois, en moyenne)
(1) : elle m'entendent
donc " crier " - et me croient agressif ou en
colère
Tandis que les hommes ont le
sentiment que je parle de manière "
confidentielle et complice "
o elles m'entendent
avec leurs deux hémisphères, tandis
que les hommes m'écoutent essentiellement
avec l'hémisphère gauche, verbal,
logique - et donc, critique. Les femmes mobilisent,
en même temps, leur hémisphère
droit (leur corps calleux est plus important) (2)
et
mon discours est donc coloré
d'émotions, perçu subjectivement -
à travers leurs désirs et leurs
craintes, leurs valeurs éthiques et sociales
(par exemple, féministes
). Elles
entendent ce que je dis, mais surtout comment je le
dis : elles sont plus sensibles aux inflexions de
ma voix, au rythme de ma respiration,
etc. Bien entendu, cette
prééminence de l'audition et de
l'écoute subjective chez la femme n'est
qu'un détail - dont l'intérêt
principal réside dans le fait qu'elle se
manifeste entre nous, ici et maintenant. À cette
époque où l'on vient d'achever les
premières phases de décryptage du
génome humain, vous savez peut-être
qu'on a pu montrer que l'homme et le singe
possèdent un patrimoine
génétique de base, commun à
98,4 % ; ce qui laisse 1,6 % de différence
seulement
contre environ 5 % de
différence génétique entre
l'homme et la femme. Ainsi, un homme
mâle est physiologiquement plus proche d'un
singe mâle que d'une femme !
Et, naturellement, les guenons sont proches des
femmes ! Ces calculs
quantitatifs et provocateurs négligent, bien
sûr, l'aspect qualitatif : les gènes
contribuant au développement du langage, de
l'art, de la philosophie
Mais ils soulignent
l'écart considérable entre les deux
sexes, dans la plupart des espèces animales
- dont l'espèce humaine - l'importance
centrale de l'identité de genre, ou "
genralité " (3)
(sentiment
d'appartenance au genre masculin ou féminin)
- à ne pas confondre avec l'identité
sexuelle. Habituellement, je
développe à mes étudiants ces
différences - et notamment leurs
retombées dans la pratique quotidienne de la
psychothérapie - au cours d'un
séminaire de quatre journées pleines
(4)
. Aujourd'hui, je ne
dispose que de quelques minutes et je me
contenterai donc d'une simple
énumération d'une vingtaine de
différences essentielles entre les femmes et
les hommes. Tous les
chercheurs en neurosciences sont d'accord
aujourd'hui pour considérer que
: o le cerveau
gauche est plus développé chez
les femmes o et le cerveau
droit, chez les hommes - contrairement à
ce que pense encore le grand public. On sait que
l'hémisphère gauche est dit "
scientifique " : analytique, rationnel, verbal et
temporel - tandis que l'hémisphère
droit est dit " artistique " : synthétique,
émotionnel, non verbal et spatial (5)
et
cela sous l'influence directe des hormones
sexuelles (testostérone,
strogènes, etc.). Ainsi, la femme est
plus portée sur le partage verbal et la
communication, tandis que l'homme est centré
sur l'action et la compétition. Par ex., dès
l'école maternelle, sur 50 minutes de
classe, les filles parlent 15 min et les
garçons, 4 min - soit 4 fois moins (Einstein
n'a parlé qu'à l'âge de 5 ans).
Tandis que les garçons sont turbulents 10
fois plus (5 min au lieu de 30 sec). À
l'âge de 9 ans, les filles présentent,
en moyenne, 18 mois d'avance verbale sur les
garçons. À l'âge adulte, les
femmes téléphonent en moyenne, 20 min
par appel
contre 6 min pour les hommes. La
femme a besoin de partager ses idées, ses
sentiments, ses émotions, tandis que l'homme
contrôle et retient les siens : il transmet
des informations et cherche des solutions
et
la femme ne se sent pas " écoutée "
! En
résumé, la femme est moins
émotive mais elle s'exprime davantage alors
que l'homme est, en réalité plus
émotif, mais il n'exprime pas ses
émotions - ce qu'il importe de ne jamais
perdre de vue, tant dans la vie conjugale qu'en
psychothérapie. L'orientation o La femme est
orientée dans le temps (cerveau gauche)
; o L'homme est
orienté dans l'espace (cerveau droit) :
l'avantage des hommes dans les tests de rotation
spatiale à trois dimensions est
spectaculaire, dès l'enfance (6)
: o La femme " se
repère " d'après des objets et des
signes concrets : l'avantage des femmes dans les
tests de remémoration et dénomination
d'objets est très net. o L'homme s'oriente
dans une direction abstraite : il peut " couper par
un raccourci ", pour retrouver sa voiture ou son
hôtel. Les organes des
sens Globalement,
la femme est beaucoup plus sensible (7)
: o Son
ouïe est plus développée
(d'où l'importance des mots doux, du timbre
de la voix, de la musique) o Son sens du
toucher : les femmes possèdent
jusqu'à 10 fois plus de récepteurs
cutanés pour le contact ; l'ocytocine et la
prolactine (hormones de l'attachement et des
câlins) multiplient leur besoin de toucher et
d'être touchées ; o Son
olfaction est plus fine : jusqu'à 100
fois, à certaines périodes du
cycle. o Son OVN
(organe voméro-nasal, véritable
sixième sens chimique et relationnel)
perçoit les phéromones - qui
traduisent plusieurs formes d'émotions :
désir sexuel, colère, crainte,
tristesse
Il serait aussi plus sensible chez
les femmes (serait-ce là ce qu'on appelle "
l'intuition "). o Quant à
la vue, elle est davantage
développée - et
érotisée - chez l'homme (d'où
son intérêt et son excitation par les
vêtements, le maquillage, les bijoux,
l'érotisation du nu, son attirance pour les
revues pornos
). Cependant, la femme dispose
d'une meilleure mémoire visuelle
(reconnaissance des visages et rangement des
objets). Les chercheurs
expliquent ces nombreuses différences
biologiques fondamentales entre hommes et femmes
par la sélection naturelle tout au long de
plus d'un million d'années de
l'évolution de l'espèce humaine .
Cette évolution adaptative aurait
modelé nos cerveaux et nos organes des sens,
à travers l'action conjuguée des
hormones et des neurotransmetteurs : o L'homme s'est
adapté à la chasse sur de grands
espaces (ainsi qu'à la guerre entre clans et
tribus) impliquant une poursuite muette du gibier
pendant plusieurs jours, puis le retour vers la
grotte (sens de l'orientation). Peu
d'échanges verbaux : on a calculé,
qu'au cours de toute sa vie, un homme
préhistorique n'avait rencontré que
150 personnes environ. o Le cerveau de la
femme, pendant ce temps, s'est adapté
à l'élevage de sa progéniture
et au partage verbal, dans le cadre restreint de la
grotte ; Ainsi, sur le plan
biologique, les hommes sont programmés pour
la compétition, les femmes pour la
coopération. On voit que
l'accompagnement psychothérapeutique de
personnes en difficulté est une tâche
biologiquement féminine !(8)
Ces orientations
seraient donc liées à la biologie
(hormones et neurotransmetteurs). Elles se
constituent dès les premières
semaines de la vie intra-utérine et sont
relativement peu conditionnées par
l'éducation ou la culture. Hérédité
et acquis En
chiffres arrondis, les chercheurs
considèrent aujourd'hui que notre
caractère est : o pour 1/3
héréditaire : chromosomes du
noyau de la cellule + hérédité
mitochondriale provenant de la mère
; o pour 1/3
congénital, acquis notamment pendant les
toutes premières semaines de la vie
intra-utérine ; l'embryon est féminin
pendant les premiers jours , (9)
et
la masculinité est une lente conquête,
hormonale et éducative. Ainsi, la fille
n'est pas un garçon qui a perdu son
pénis (comme le supposait Freud), mais le
garçon est une fille qui a gagné un
pénis. (L'envie de pénis est une
hypothèse non vérifiée par
l'expérience : ainsi, chez les transsexuels,
on trouve cinq fois plus d'hommes désirant
devenir une femme, que de femmes voulant devenir un
homme
). Pendant la guerre,
il naît deux fois plus d'homosexuels
mâles (stress de la mère perturbant
son équilibre hormonal intra-utérin)
(10) . Les parts
héréditaire et congénitale
semblent importantes : ainsi, chez les vrais
jumeaux garçons, si l'un est homosexuel,
l'autre l'est aussi dans 50 à 65 % des cas
; chez les faux
jumeaux, on ne le constate que dans 25 à 30
% des cas, soit deux fois moins souvent - mais
cependant 5 fois plus que dans la population
générale. Ainsi, on pourrait
prédire l'homosexualité dès
l'âge de 1 à 2 ans dans de nombreux
cas (Le Vay, 1993). o pour 1/3
acquis : bain culturel, éducation,
exercice ou entraînement, circonstances
fortuites
ou psychothérapie
! o
d'environ : 50 % pour les vrais jumeaux
(hérédité) (Ce qui
laisse tout de même 50 % de "
liberté " pour l'éducation
et la psychothérapie !)
; o 25 %
chez les faux jumeaux (bain hormonal in
utero) ; o 10 %
chez des frères et surs
(éducation) ; o et
proche de 0 % chez des personnes
étrangères .(11)
Pour de nombreuses
aptitudes ou prédispositions - telles que
l'intelligence, le don pour la musique, le sport,
et même l'optimisme (12)
-
on retrouverait ces trois tiers
(héréditaire, acquis in utero, acquis
pendant la vie), dans des proportions d'ailleurs
légèrement variables. Selon que l'on ait
hérité de gênes pessimistes ou
optimistes, on pourrait formuler les
résultats de ces recherches de diverses
manières : o " notre
caractère est
prédéterminé dès la
naissance aux 2/3 environ " o ou bien : " notre
caractère se construit aux 2/3 pendant la
vie, à partir de la conception
"
Les
hormones Lorsqu'on
pose un ballon par terre, les garçons
shootent ; les filles le ramassent et le serrent
contre leur cur. Cela semble
indépendant de l'éducation et de la
culture, et donc directement lié à
nos hormones. La
testostérone (hormone du désir,
de la sexualité et de l'agressivité,
autrement dit hormone de la " conquête " -
militaire ou sexuelle) développe
(13): o La force
musculaire (40 % de muscles chez l'homme, contre 23
% chez la femme) o La vitesse de
réaction et même l'impatience (92 %
des conducteurs qui klaxonnent à un feu
rouge sont des hommes !) ; o
L'agressivité, la compétition,
l'instinct de domination (le mâle dominant
engendre et maintient la qualité de
l'espèce) o L'endurance et la
ténacité ; o La cicatrisation
des blessures ; la barbe et la calvitie
; o Le
côté droit du corps (membres, doigts,
stries digitales - au 4e mois du
ftus) o La vision de loin
(" téléobjectif ", pour
repérer les animaux) ; o Le lancer de
précision ; o L'orientation
dans l'espace (pour ramener le produit de la chasse
jusqu'à la grotte) o Le goût
pour l'aventure, les expériences nouvelles
et le risque (les génies, tout comme les
fous, sont le plus souvent des mâles)
; o L'attrait pour
une femelle jeune à protéger (et
surtout, susceptible d'engendrer). Les
strogènes développent
: o Les mouvements de
précision : la femme peut plier facilement
chaque doigt séparément (Kimura,
1999) ; elle est très supérieure
à divers tests de dextérité
; o Le
côté gauche du corps
et les
stries digitales du pouce gauche (Kimura,
1999) o La graisse
(protection et réserve pour le
bébé) : 25 % de graisse chez la
femme, contre 15 % chez l'homme ; o La mémoire
verbale (les noms) et la mémoire de
localisation des objets ainsi que la vision de
près (" grand angle " pour repérer sa
progéniture et toute intrusion
étrangère) o L'ouïe :
l'éventail des sons perçus est
beaucoup plus large et les femmes chantent juste,
six fois plus souvent que les hommes (Durdeen,
1983) ; leur reconnaissance des sons est bien
meilleure (entendre et reconnaître son
bébé) ; o Elle
reconnaît et nomme les couleurs avec plus de
précision (c'est le chromosome X qui est
porteur des cônes, nécessaires
à la vision des couleurs) ; o Son odorat est
développé jusqu'à 100 fois
plus, à certaines périodes du cycle
; o L'attrait pour un
mâle dominant, fort et
expérimenté, socialement reconnu
(donc moins jeune, mais susceptible de la
protéger). Les nombreuses
recherchent contemporaines en neurosciences
confirment ainsi et précisent certaines
données traditionnelles bien connues. Elles
orientent en outre le travail quotidien en
psychothérapie (ou en counseling) ainsi,
bien entendu, que le travail d'accompagnement de
couples : Voici
maintenant, pour terminer ce bref exposé,
quelques exemples concrets de l'impact des
neurosciences. Elles encouragent
ainsi les psychothérapeutes à
: o
Écouter patiemment une femme qui se plaint,
plutôt que tenter de l'aider à
résoudre ses problèmes (attitude du
mâle, trop orientée vers l'action : au
lieu de la " materner ", il devient son "
père " !) ; o Souligner
à la femme l'importance érotique du
regard chez l'homme ; o Souligner
à l'homme l'importance de l'ambiance sonore
et olfactive pour sa compagne, l'effet
érotique de la musique et de la voix, la
richesse du partage par la parole ; o Stimuler les
malades : ils guérissent plus vite
lorsqu'ils sont près d'une fenêtre,
(ouverte sur le monde) et , stimuler les personnes
âgées (une retraite passive induit un
vieillissement rapide) ; o Exploiter en
psychothérapie les liens intimes et
réciproques entre les deux pulsions
fondamentales : sexualité et
agressivité (gérés notamment
par l'hypothalamus et par la testostérone)
; o Traiter avec
prudence les souvenirs d'abus sexuels de la
première enfance : en effet, le souvenir
d'une scène, qu'elle soit réelle ou
imaginaire, présente la même
localisation cérébrale et
génère les mêmes processus
mentaux (40 % de faux souvenirs - inconsciemment
reconstruits, à partir de craintes ou de
désirs). o Mobiliser les
lobes frontaux, siège de la
responsabilité et de l'autonomie (dire " non
") - d'où la richesse de la thérapie
paradoxale. Enfin, quelques
remarques et rappels : o Faire l'amour
accélère la cicatrisation des plaies
(testostérone) ; o Les
thérapies psychocorporelles permettent de
mobiliser les circuits neurologiques : mouvement
> cerveau droit > zones limbiques >
émotion > inscription (encodage durable)
> thérapies verbales ; o La
mémorisation à long terme
s'effectue, en grande partie, pendant le
rêve : d'où,
en cas de traumatisme psychique (attentat,
viol, catastrophe), l'intérêt
d'un debriefing en urgence, avant le
premier rêve ("SAMU-Gestalt " :
Ginger, 1987) ; o On déplore
10 fois plus de tentatives de suicide
chez les femmes (elles expriment leur
émotion) mais un taux élevé de
suicides réussis chez les hommes
(mise en action) ; o Une femme qui
n'est pas heureuse dans ses relations, a du mal
à se concentrer sur son travail ; un homme
qui n'est pas heureux dans son travail, a du mal
à se concentrer sur ses
relations. o La femme a besoin
d'intimité pour apprécier la
sexualité ; l'homme a besoin de
sexualité pour apprécier
l'intimité. Finalement, il est
indispensable de se tenir au courant des recherches
en neurosciences et en génétique -
qui sont loin d'avoir dit leur dernier
mot. Quoi qu'on en dise
parfois , il n'est pas indifférent en
thérapie, qu'un homme reçoive une
femme - ou qu'une femme reçoive un homme
(Krause-Girth, 2001). Notre perception du monde
est, en effet, fort différente
mais
agréablement complémentaire
! Serge
GINGER : psychologue clinicien,
psychothérapeute didacticien en
Gestalt-thérapie,
spécialisé en neurosciences
depuis 20 ans. Fondateur
de l'École Parisienne de Gestalt
(EPG), Secrétaire
général de la
Fédération Française de
Psychothérapie (FFdP), Membre du Bureau
exécutif de l'European Association for
Psychotherapy (EAP). e-mail :
ginger@noos.fr La Gestalt, l'art
du contact. Ed.Marabout, Bruxelles, 6e
édition, (2003). GINGER Serge et
Anne.- La Gestalt, une thérapie du contact.
Paris, Hommes et Groupes. 7° éd (2003).
(550 p. traduits en 9 langues) GINGER Serge.- La
Gestalt : une troisième voie ? (pp 53-71) in
Le Développement personnel et les
Travailleurs sociaux. sous la direction de VANOYE
& GINGER, Paris, E.S.F, 1985. (145
p) GINGER Serge.- La
Gestalt-thérapie [
] dans la
pratique hospitalière (pp 279-304) in Former
à l'hôpital , HONORE B., Toulouse,
Privat, 1983. (350 p). Un
questionnaire drôle sur le sexe de votre
cerveau: <<une tres
belle conférence, vraiment tres
halucinant>> 1/07 << le rapport
de l'OCDE que vous citez... infirme les vieilles
théories de la spécialisation
hémisphérique que vous citez ! (cf.
p. 84, 85). FM>> 12/06 Réponse
de Serge Ginger: <<Cher Collègue,
Bravo d'avoir eu le courage de lire
entièrement l'épais rapport, bien
documenté, de l'OCDE. Vous avez ainsi pu
constater que les recherches actuelles sont parfois
contradictoires, d'une année à
l'autre et d'un chercheur à l'autre ! Les
hypothèses traditionnelles ne sont pas
infirmées mais nuancées.
Il est bien évident que TOUTES les
tâches impliquent une coopération des
deux hémisphères ; il
nempêche que la quasi-totalité
des chercheurs saccordent à
considérer que CERTAINES tâches sont
traitées différemment par chacun des
hémisphères (avec des variations
individuelles, et même culturelles : ainsi,
le cerveau japonais semble fonctionner dune
manière spécifique ce qui peut
sexpliquer par les diverses transcriptions de
la langue). Mon article - que vous avez pu
consulter sur lexcellent site de Jacques
Nimier - est la transcription dune
conférence sadressant à un
public non spécialisé en neurologie,
et je nai pas voulu entrer dans des
détails complexes. Je vous joins une version
un peu plus complète et plus récente
de cette même conférence, mais qui
demeure, bien entendu, schématique. Je vous
joins aussi une bibliographie plus complète
(ouvrages que jai intégralement
étudiés) ainsi quune
étude scientifique américaine assez
récente (en anglais). Vous verrez que les
choses ne sont pas simples ! Mais difficiles
à résumer en une conférence
dune heure !Bonne lecture>>
12/06 <Cher
collègue je suis psychiatre retraité
et regarde souvent les chaines TV allemandes
où les émissions sur les
neurosciences sont TRES fréquentes et
d'assez bon niveau. Elles semblent aussi manifester
un bien plus grand investissement qu'en France...La
Neuropsychanalyse aussi, ignorée ici,
superbement, par nos
psychanalystes-philosophards...bien analysés
par Sokal et Bricquement!!! Que pensez vous de la
levée de bouclier contre le diagnostic
précoce de l'agressivité, pourtant
seul garant d'une prise en charge
thérapeutique psyc osociale et
médicale? Merci>> 10/06 <<
Interressant!>> 8/06 <<Bonjour
Monsieur Nimier, il y a quelques semaines, j'avais
lu l'article de Serge Ginger et je ressentais un
sentiment ambivalent face à ce qu'il dit. Il
nous donne des informations très
intéressantes, mais j'ai un peu de
difficulté avec la manière dont il
les apportent. J'aurais
préféré qu'il dise que les
hommes apprécient davantage les images
érotiques au lieu de revues pornos, qui
à mon avis véhiculent bien autre
chose. Lorsqu'il écrit: "La femme a besoin
d'intimité pour apprécier la
sexualité" j'en conviens mais que "l'homme a
besoin de sexualité pour apprécier
l"intimité" c'est autre chose. Nombreux
pourtant sont les thérapeutes masculins, qui
ont choisi de travailler en toute
intimité... je vous avoue que je ne trouve
pas très judicieux le rapport de distance
qu'il fait entre les hommes et les singes par
rapport à celle qui existe entre les hommes
et les femmes. J'apprécie tout de même
plusieurs affirmations qui sont des
différences particulières. Entre
autres, j'ai reçu une confirmation que je
suis une vraie femme avec mon intérêt
pour la communication. !! :-
)))>>Céline |
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