Ces
constatations, plus ou moins évidentes ou
familières à beaucoup, masquent
peut-être une globalisation moins large mais
importante tout de même, dans d'autres
domaines ; En
médecine: on ne soigne plus « un
cancer » mais une personne qui a un cancer. On
peut lui proposer à côté d'un
traitement chimique, une psychothérapie. Les
médecines douces n'ont-elles pas tiré
leur succès de leur prise de conscience plus
rapide de ce besoin? En France, la centration
actuelle,par certains, sur les psychotropes
représenterait une dernière
résistance à cette globalisation de
la personne... La
publicité, elle-même, a compris
depuis longtemps qu'il ne fallait pas s'adresser
seulement à la raison mais également
au cur... A propos du
temps: Autrefois les découpages du
temps étaient nets : il y avait le temps
des études, celui du travail et celui de la
retraite. On parle maintenant de formation continue
durant toute la vie, de temps choisi, de mi-temps,
de temps libre, d'année sabbatique... On
parle, de même, de globalisation annuelle
des horaires. Le télétravail ne
permet plus très bien de distinguer le temps
chez soi et le temps au bureau. La logique
mathématique, elle-même, s'y met :
de binaire (discrète) , elle devient
continue sur le segment global [0,1]
pour devenir alors la logique floue. L'hypertexte
casse la linéarité du texte et permet
d'en avoir la globalité à sa
portée, à tout instant. La
frontière entre les disciplines tend
à disparaître: biologie, chimie et
physique se rapprochent; les nanotechnologies
unissent la mécanique et
l'éléctronique. (voir Le Monde du
19/1/02) Ou encore
que des plans différents apparaissent
interagissant entre eux: ainsi les
"neurosciences" peuvent être
considérées comme un plan
intermédiaire entre la "biologie" et
le plan du psychisme (psychanalyse), ces
plans ne pouvant plus être
"isolés". Il
existe une tension entre : cette
tendance à la globalisation et la
fragmentation décrite plus
haut; L'évolution
actuelle pourrait encore être
considérée comme
l'expression du passage d'une conception
purement « analytique » à
une conception «systémique
» du monde avec ses
différents plans interagissant les
uns sur les autres dans laquelle on
prendrait en compte les tensions
existantes. -Comment
reconnaître les langues régionales
(locales) sans nier la langue nationale
(globale)? -Comment
permettre un marché mondial sans
uniformiser tous les produits et ne plus
respecter les productions
locales? -Comment
garder une globalité de
l'Éducation Nationale (diplômes,
mutations, programmes...) tout en permettant une
adaptation locale au plus près des
personnes (quel degré de
décentralisation)? Il n'est pas
toujours facile de tenir les deux bouts de la
chaîne, de tenir compte du local et du global
par exemple. Les
extrémistes (politiques, religieux, etc...)
sont des personnes qui justement ne supportent pas
les tensions. Ils préfèrent, par
exemple, choisir une force et nier l'autre sur des
sujets tels que:capital/travail;
marché/Etat;
compétition/solidarité. Assumer les
tensions c'est accepter la complexité de la
réalité, ne pas chercher à la
simplifier trop. Accepter de penser que les autres
qui ne pensent pas comme nous ont aussi une part de
vérité. En un mot avoir la
tolérance comme "valeur". «
Le tout est d'une certaine façon
inclus (engrammé) dans la partie
qui est incluse dans le tout.
>> Ainsi
l'école est dans la
société, et la
société est présente
dans son école : les tensions de la
société se retrouvent donc
ainsi dans l'école. Les
résistances que nous
sentons en nous à
l'égard des
réformes multiples ne sont
alors que l'expression d'un
désir d'équilibre
de ces tensions existantes dans
l'adaptation aux changements du
monde. Finalement deux sentiments
coexistent en moi - A la suite
de Freud, conscient de cette blessure narcissique
et de cette incapacité à
maîtriser notre histoire personnelle, je me
demande si nous ne nous faisons pas illusion en
prétendant influencer l'évolution de
la société ? Ne nous
échappe-telle pas de toutes façons
? <<Dans
un sens, c'est le système entier
qui, par sa fragilité interne,
prête main-forte à l'action
initiale. Plus le système se
concentre mondialement, ne constituant
à la limite qu'un seul
réseau, plus il devient
vulnérable en un seul point
(déjà un seul petit hacker
philippin avait réussi, du fond de
son ordinateur portable, à lancer
le virus I love you, qui avait fait le
tour du monde en dévastant des
réseaux entiers). Ici, ce sont dix
huit kamikazes qui, grâce à
l'arme absolue de la mort,
multipliée par l'efficience
technologique, déclenche un
processus catastrophique
global.>> Jean
Baudrillard; Le MONDE
3/11/01 -
Malgré tout, croyant à une
influence possible de l'homme sur la
société, il me semble probable que la
prise de conscience de toutes ces tensions,
c'est-à-dire, en définitive, de la
complexité de la réalité,
peut avoir des effets positifs. En effet,
nous avons constaté dans nos stages,
que: - de la
complexité des personnes
amène une tolérance à
l'égard de l'autre, une acceptation
plus grande de la différence
vécue comme non dangereuse,
- de la
complexité des systèmes et
des institutions, amène à
une compréhension des
difficultés que peuvent avoir leurs
managers. *
La
personne comme système de tensions
internes Pour
approfondir: Ex:
en HTML:
Les
différents "styles"
Ex:
la
mondialisation et la
subsidiarité:
un
texte de Jacques
Delors <<Comme toujours un concentré d'intelligence. Une approche de la problématique qui renvoie à la notion de tension. Or il y a un problème du systémisme avec cette notion tension qui est entendue implicitement comme une force, ce qui entraine à des notions d'équilibres ou "déséquilibres dynamiques" qui nous amènent en plein mécaniscisme. Le systémique est alors un néo mécanisme. Pourtant même la physique ne sait pas ce que c'est qu'une force. Pour l'Humanisme Méthodologique on peut trouver plans pour des "tensions" qui sont tensions humaines. Celui des Sens qui relève de la dimension spirituelle de l'humain. Celui de l'existence où on retrouve différentes manifestations des Sens comme tensions. On va trouver les tensions intentionnelles comme endogènes, celles du sujet (et leur diversité). Les tensions attentionelles comme tensions exogènes attractives de l'objet (d'attention). Les tensions qui résultent de la conjugaison des deux dans l'extension ou projection dans le devenir. Elles sont aussi vécues comme affectation réciproque (le champ de l'affectivité). On retrouvera aussi la tension force, factuelle; la tension qui fait trajectoire et tous les champs où tout cela fait mouvement. Tout cela pour dire la complexité de cette notion qui ne suffit pas à comprendre le lien entre l'unité et la diversité, le semblable qui est à la fois autre et même, en humanité. Une approche de la question http://?journal.coherences.com/?article396.html >> <<Bravo Jacques. Toujours présent sur l'essentiel du moment>> <<Pour l'heure les différentes réformes ne visent qu'une chose : faire de l'éducation un produit et de ce fait le traiter comme tel.Plus question de culture, de solidarité, de rééducation, de formation,mais des couts à réduire, des objectifs à atteindre. L'éducation comme l'industrie doit être rentable et comme tout commerce rentable à ceux qui en font commerce et pas pour ceux qui la consommeront. Le business des éditions scolaires, la diminution du nombre d'enfants scolarisés en petite section sont là pour nous rappeler une donnée essentielle aujourd'hui: vos enfants doivent nous rapporter plus et nous faire dépenser moins. La culture et l'éducation sont des luxes que certains maintenant ne peuvent plus s'offrir et la disparition de l'ascenseur social en est la preuve. Issu d'un milieu modeste, il est certain qu'aujourd'hui , je ne pourrai pas bénéficier du système éducatif qui m'a été offert il y a trente ans, qui portant ne bénéficiait pas des lumières de moults chercheurs en pédagogie et ne se fixait pas des objectifs innombrables et des livrets de compétences détaillés à l'excès. Alors c'est la faute à la mondialisation? Pas sûr, une mondialisation humaniste et solidaire est envisageable.>> <<Bravo ! comme dhab !!>>
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