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Les
enseignants et l'illettrisme
Pourquoi
les enseignants peuvent-ils s'intéresser
à l'illettrisme?
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D'abord parce que l'illettrisme est un
"symptôme" de l'école. Les
illettrés rappellent à l'école
qu'elle ne parvient pas à donner à
tous ce "socle commun de connaissances"
nécessaires dans la vie. Ils lui posent
la question de ses objectifs: sélectionner
une élite ou donner à tous un bagage
minimum ( lequel?); mais également la
question de ses méthodes
pédagogiques, de leur efficacité
(pour qui? pour une élite ou pour tous?): de
ses structures qui aboutissent à
l'élimination d'une partie de ses
élèves sans diplôme et sans les
capacités lui permettant d'accéder
à un travail. Autrement dit, l'illettrisme
est occasion de réflexion sur
l'école.
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Ensuite parce que des personnes (autres que des
enseignants, bien souvent) essayent de "rattraper"
ce que l'école n'a pu faire avec ces
élèves devenus illettrés. Les
enseignants peuvent alors, peut être, trouver
auprès de ces "professionnels du sauvetage "
des idées, des méthodes, des
attitudes qui pourraient être utiles dans
leurs classes. L'échange serait, en tout
cas, sûrement profitable à
chacun.
-
Enfin, au moment où on cherche à
introduire dans l'école "l'accompagnement
personnalisé", le "travail
individualisé", le "soutien en petit
groupe", méthodes qui posent bien des
questions aux enseignants dans la mesure où
ils n'ont pas été formés pour
cela, il serait utile de voir comment
procèdent ces formateurs qui justement
utilisent ces méthodes avec les
illettrés. Un groupe d'illettrés est
toujours peu nombreux dans une formation mais
souvent très hétérogène
(voir: Présentation
d'un groupe d'apprenants
illettrés
). Les enseignants ayant des questions sur le
travail avec un groupe
hétérogène peuvent trouver
là des échanges utiles avec les
formateurs de ces groupes.
L'illettrisme
peut donc être une occasion de
réflexion, d'échange, de travail en
commun profitable à tous.
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Politique
et école. La dimension
anthropologique
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"Pourquoi
l'école ne parvient-elle pas
à donner à chaque enfant
une chance égale de stimuler son
désir d'apprendre, de
déployer son humanité
?" Pourtant, les expériences
de terrain encourageantes ne manquent
pas. Plaidoyer pour un projet de
société qui veillerait
à assurer une véritable
éducation psychosociale, et
humaniste.
Par:
Armen
Tarpinian
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Des livres sur
l'illettrisme
L'organisation
de la formation des maîtres
Une
circulaire pour "la mise en place des
diplômes nationaux de master ouverts aux
étudiants se destinant aux métiers de
l'enseignement "est parue le 23 Décembre
2009 (!!) .
Les
réflexions que je faisais il y a quelques
mois (voir
ici
) se précisent. Ce qu'on constate, à
première vue, c'est la variété
des formations qui sont proposées dans la
perspective d'un diplôme national de master.
Il va exister, en quelque sorte, une concurrence
dans le domaine de la formation des
maîtres. On verra ainsi les
universités qui formeront "le mieux" les
futurs enseignants et vers lesquelles, bien
sûr, se dirigeront ensuite les
étudiants. (Mais n'est-ce pas
déjà ce qui se produit pour les
autres masters?). Bien que préparant
tous les concours, il y aura des Universités
qui se spécialiseront principalement sur la
formation des professeurs de collège,
d'autres sur les futurs agrégés... .
"Il ressort de ces préconisations que
plusieurs architectures de formations sont
possibles" dit le document.
Ces
préconisations peuvent se
schématiser, de façon interactive,
ainsi:
Voir: Circulaire
pour la mise en place des diplômes nationaux
de master ouverts aux étudiants se destinant
aux métiers de l'enseignement : Circulaire
du 23 Décembre 2009
Des problèmes se
posent:
- Je ne vois pas
comment des étudiants "normaux" vont
pouvoir, en 2 ème année de master,
passer un concours, préparer l'oral, suivre
des modules disciplinaires et des modules
professionnalisant, faire un stage en
responsabilité, se former à la
recherche, préparer un mémoire et le
soutenir ! ! ! Ce n'est plus une formation qui doit
respecter le
temps
d'évolution
des personnes, mais un gavage et une course
à l'échalote !
- Comment se
nommeront ces masters? Par exemple: "Master
mathématiques, spécialité
formation, option professeur de lycée"? ou
bien "Master d'enseignement,
spécialité lycée, option
maths"? "Master sciences de l'éducation,
spécialité formation d'adultes,
option professeur des collèges"? etc... Bien
sûr l'esprit et les contenus ne seront pas
les mêmes. Cela promet bien des combats entre
départements ! Voir: (passage
de circulaire)
Quels départements seront les meneurs? Des
département disciplinaires (maths,
histoire...) ou un département de science de
l'éducation? ou de psychologie?
(Architectures
diverses). Comment
les Universités pourront-elles
présenter
leur projet début
2010?
- La circulaire
évite soigneusement tout terme psychologique
(pourquoi? !) . On ne parle donc pas de
connaissance de la psychologie de l'enfant ou de
l'adolescent, ni de la psychosociologie des
groupes, mais uniquement dans une incise "
une connaissance du système éducatif
sous ses aspects les plus concrets (connaissance du
système éducatif, des
élèves et de leur diversité,
des degrés d'enseignement, des curriculums,
du processus d'orientation, des acteurs et
partenaires de l'acte éducatif, de
l'éthique du métier, etc.)".
On voit le peu d'intérêt
porté à ceux qui sont pourtant le but
de tout ce système ! Ils passent bien
après des concidérations de titres,
de contenu et d'architecture. La
préoccupation principale semble avoir
été de permettre
les réorientations des
échoués
au concours et la possibilité aux
reçus de changer par la suite de profession
et non de faire des enseignants
préparés au métier qui les
attend dans sa diversité.
Par contre on parle de la
possibilité d':"Une analyse des
situations professionnelles, au croisement et
à l'articulation de la découverte du
métier et des enseignements reçus,
dans une logique d'alternance." qui
paraît donner droit de cité aux
GAPP.
J'espère
que cette circulaire, qui donnera sûrement
lieu à des interprétations
variées, sera de toutes façons
réajustée. Il n'en reste pas moins
vrai que seule la modification du contenu des
concours qui pilotent la formation apporterait un
véritable changement ! Or ceci n'est pas
pour demain si on regarde les "arrêtés
organisant les concours de
recrutement"parus
au J.O. le 6/01/10 !
Et pourtant on
se pose bien la question de changer le contenu des
concours des Grandes Ecoles !
<<Le
débat sest déplacé aussi
sur le contenu des concours. Le ministre de
l'Education nationale, Luc Chatel, s'est dit
mercredi favorable à une réflexion
sur les concours d'entrée aux grandes
écoles, jugeant que "le contenu même
des épreuves peut entraîner une
certaine discrimination" sociale. "Avec
Valérie Pécresse, nous avons
demandé à l'inspection
générale de l'Education nationale de
nous faire des propositions sur les épreuves
des concours, sur la nature des épreuves,
car on s'aperçoit que le contenu même
des épreuves peut entraîner une
certaine discrimination", a déclaré
le ministre au micro de LCI.br/>Dans Le Figaro,
on apprend que ces propositions sappuient sur
les travaux dune commission au sein du
comité interministériel sur
l'égalité des chances chargée
de déterminer les «biais sociaux»
(écart entre les moyennes
générales des boursiers et des
non-boursiers) des différentes
épreuves des concours d'entrée dans
les grandes écoles. La mission doit rendre
ses conclusions en juin 2010 mais Valérie
Pécresse s'est d'ores et déjà
prononcée pour une modification des
épreuves d'oral permettant de tester
«au lieu de la culture
classique,
l'intensité du parcours d'un
étudiant».
On évoque surtout une modification pour les
épreuves de langue (favorisant les
élèves qui ont eu la
possibilité de partir souvent à
létranger) et les épreuves de
culture générale.
>>
Revue de presse du mercredi 6 janvier 2010 Philippe
Watrelot
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Les
processus de la formation des
maîtres
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Ce
qui se joue à travers ces
conflits sur la formation des
maîtres, c'est la
représentation du
fonctionnement qui animera
l'institution E.N dans l'avenir
(5
réactions)
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Le voile se
déchire!
Billet
d'humeur
La réforme du
lycée
n'est pas
l'idéal,
bien des améliorations pourraient être
apportées (la place insuffisante des
SES... ( Tiens
dans ce domaine des sciences sociales on ne parle
jamais de la psychosociologie! Curieux). Mais ce
qui est certain c'est que des avancées ont
lieu. (Tutorat en petits groupes,
accompagnement personnalisé, importance de
l'équipe pédagogique dans
l'établissement...). (Voir le détail
sur le
Cafépédagogique
)
A cette ocasion
le voile se déchire! Le SNES et le SNAL se
retrouvent ( les extrêmes sont souvent
proches car animés par un même
désir) . Ils sont contre cette
réforme. Un autre groupe se constitue et
comme le dit le
Cafépédagogique:
"C'est un événement important qui
s'est produit le 27 novembre. Deux syndicats, le
Sgen-Cfdt et le Se-Unsa, respectivement
deuxième et troisième syndicat du
secondaire, s'associent avec la première
association de parents d'élèves pour
soutenir, sous conditions, une réforme
ministérielle." Evénement
important confirmé par le vote positif (pour
la première fois depuis longtemps) en
Conseil Supérieur de
l'Enseignement. (Voir cafépédagogique)
Pour une fois
les intérêts des jeunes passent avant
des intérêts corporatifs ou
politiques. On peut donc espérer que cette
réforme se fera, avec des
améliorations, par une négociation
constructive.
La réforme de la
formation des maîtres:
<<Fsu,
Sgen, Se-Unsa, les parents de la Fcpe, les
syndicats UNL et Fidl, appellent à une
"journée de mobilisation" le 15
décembre contre la réforme de la
formation des enseignants." Les organisations
signataires exigent la remise à plat de la
réforme impliquant le retrait des
décrets concernant la formation des
enseignants et des textes dapplication
déjà publiés et
louverture indispensable de réelles
négociations. Elles revendiquent la mise en
place dune réforme de la formation des
enseignants qui réponde aux besoins du
système éducatif et permette une
véritable formation professionnelle des
futurs enseignants. >>
Cafépédagogique
Bien des
associations sont donc contre cette réforme
mais elle risque de passer avec quelques petits
aménagements! Pourquoi? Car elle ne change
rien! (sauf pour ceux qui travaillent dans les
IUFM). La formation disciplinaire reste toujours le
fondement de cette formation. Et beaucoup
préfèrent que rien ne change sur ce
point. C'est pourquoi les critiques se centrent sur
la formation elle-même, ses structures, la
date des concours etc.. alors
que la formation est en réalité
pilotée par le contenu des concours de
recrutement. Si
ce contenu changeait, la formation
évoluerait pour s'y adapter. "Les parents
délèves refusent de confier
leurs enfants à des enseignants qui
nauraient quune vague idée de ce
que sont la pédagogie et la psychologie de
lenfant" dit la FCPE (Voir
Cafépédagogique). Pour
cela il suffirait que les concours comportent une
épreuve de psychologie et une épreuve
de pédagogie! On voit que personne ne
propose cela !!! Car là il y aurait vraiment
un changement de la formation. Je me souviens des
étudiant(e)s en IUFM qui disaient " Vous
savez on ne sait pas si on sera reçu au
concours, alors ce qui nous intéresse
maintenant c'est ce qui est dans le concours, le
reste on verra plus tard". Ils étaient
réalistes!
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On
continue à poser comme
évident que les concours doivent se
faire, presque exclusivement, sur les
disciplines pour respecter un mythe
d'égalité devant les
concours (voir ci-contre) et ce sont les
élèves qui le payent cher
ensuite.
Recruter
un ingénieur se fait en exigeant un
diplôme minimum mais ensuite on ne
le convoque pas pour lui faire
résoudre un problème de
maths: on étudie son parcours
antérieur (ce qui pourrait, par
exemple, se faire avec un portfolio pour
les enseignants), on s'assure de son
adéquation à un profil de
poste (ce qui éviterait que des
jeunes enseignants soient envoyés
dans des lycées difficiles en
début de carrière); le
candidat ingénieur doit rencontrer
des psychologues (observation d'attitude
dans un travail en groupe), et ses futurs
collaborateurs ou collègues,
etc.
Dans
cette réforme on continue à
préserver le mythe de l'enseignant
purement spécialiste disciplinaire
pour ne pas toucher à
"l'identité professionnelle des
enseignants" . Comme le dit très
justement Philippe
Watrelot
cette évolution n'a pas à
être binaire, elle doit respecter
"l'attachement"
des enseignants à leur
discipline:
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Second
ou avant dernier ?
Admis
à l'agrégation ou
éliminé ?
En
1930 le professeur Laugier
sème un malaise pernicieux
dans les milieux universitaires,
en effectuant une
expérience de
multicorrection de copies
d'agrégation d'histoire
puisées dans les archives.
166 copies ont été
corrigées par 2
professeurs travaillant
séparément, sans
connaître leurs
appréciations
respectives.Tous les deux avaient
une longue expérience et
corrigeaient
méticuleusement. Les
résultats furent
surprenants. La moyenne des notes
du premier correcteur
dépassait de près
de deux points celle du second.
Le candidat classé avant
dernier par l'un était
classé second par l'autre.
Les écarts de notes
allaient jusqu'à 9 points.
Le premier correcteur donnait un
5 à 21 copies
cotées entre 2 et 14 par
le second ; le second donnait un
7 à 20 copies
cotées entre 2 et 11,5 par
le premier. La moitié des
candidats reçus par un
correcteur était
refusée par l'autre.
Docimologie
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<<on peut
craindre que toute évolution du
système éducatif soit freinée
par des logiques de territoires et de
découpages disciplinaires et des analyses
des évolutions uniquement en termes de
pertes ou de gains. Et parce que les conditions de
travail dépendent pour une bonne part de ces
répartitions horaires. Mais, dans le
même temps, il me semble difficile pour
quiconque de faire abstraction de cette dimension
disciplinaire dans l'identité
professionnelle des enseignants du second
degré. Au lieu dune opposition
binaire, chaque enseignant doit plutôt
raisonner en tension entre la dimension
transversale et pédagogique de son
métier et la dimension disciplinaire et
didactique
Cet attachement des enseignants
pour la discipline quils enseignent
nest donc pas méprisable en soi.
A condition
de ne pas tomber dans une prétention
démesurée et une sorte de
messianisme disciplinaire hors de
propos.
>>
On se doute
ainsi que bien des réformes reposent sur
l'évolution de la représentations du
métier d'enseignant dans les esprits plus
que de décrets! L'imaginaire conditionne
souvent les décisions !
Voir
également le communiqué
de la FCPE
Les informations officielles Espace
pro pour le nouveau lycée
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Que
peut apporter aux enseignants la
pensée d'Edgar Morin
?
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Edgar
Morin est un sociologue mais
aussi un historien, un
économiste et un juriste.
Il a dirigé, entre autres,
le Centre d'études
transdisciplinaires de
l'École des Hautes Etudes
en Sciences Sociales puis il fut
Directeur de recherches au CNRS,
Président de l'Agence
Européenne pour la Culture
(UNESCO).Il est Docteur honoris
causa de l'université de
Perugia (Sciences politiques), de
l'Université de Palermo
(psychologie), de
l'Université de
Genève (Sociologie), de
l'Université Libre de
Bruxelles, de l'Université
d'Odense (Danemark), Laus honoris
causa Instituto Piaget, Lisboa
(Portugal), Colegiado de Honor du
Conseil de l'Enseignement
Supérieur d'Andalousie.
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Un
dossier sur
l'évaluation
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Avec
quels mythes vivons-nous quand nous
abordons l'évaluation? Nous
désirons la justice, la justesse de
nos décisions: le concours
identique pour tous, sur tout le
territoire, l'examen anonyme, le
barème commun. C'est ce
désir qui conditionne le nombre
important de concours (C.A.P.E.S,
Agrégation...), c'est ce
désir qui fait recommencer le
concours d'agrégation si quelques
étudiants arrivent en retard dans
un des lieux d'examen.
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Pour comprendre la
vie imaginaire des jeunes enfants
Lecture
indispensable aux enseignants de maternelle et du
primaire
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Base
de
données
de
livres
de psychopédagogie
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Adresse
stable
Un livre
particulièrement
d'actualité!
Estime
de soi et formation



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